«Il faut exporter»

Éric Bélanger, président d'AGT.... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

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Éric Bélanger, président d'AGT.

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) L'accroissement des exportations est en quelque sorte la planche de salut de la relance de l'économie québécoise, évalue Éric Bélanger. Et selon lui, les gouvernements doivent profiter de la diminution de la valeur du dollar canadien pour être plus présents auprès des entreprises exportatrices afin de les aider dans cette voie.

Le président d'AGT est bien placé pour parler de l'importance de développer de nouveaux marchés. Il y a à peine cinq ans, son entreprise de 70 travailleurs vendait 90 % de sa production au Québec. En 2014, 50 % des ventes de la compagnie étaient réalisées aux États-Unis.

«J'ai rarement vu autant d'essoufflement dans les entreprises manufacturières au Québec. L'économie québécoise ne va pas bien. Je vends plus facilement dans l'Ouest canadien et aux États-Unis qu'au Québec. En Louisiane, les fabricants de structures d'acier ont des commandes pour 12 mois d'avance. Ici, quand c'est pour trois mois, c'est beau! On exporte peu et c'est dommage. Il faut exporter. Il faut, ensemble au Québec, favoriser l'exportation à cause du taux de change et nous sauver du Plan nord qui n'a pas marché. C'est le temps de donner des outils à nos entreprises pour exporter et commercialiser aux États-Unis, pour favoriser tout projet qui peut ramener de l'argent au Québec. On n'a pas un horizon très large, c'est maintenant qu'il faut agir.»

M. Bélanger rappelle que le gouvernement a longtemps misé sur la recherche et le développement pour soutenir l'économie québécoise. Le gouvernement québécois doit maintenant tabler sur la commercialisation, un dossier qui devrait être son cheval de bataille. Et il pourrait faire sa part en favorisant les regroupements de manufacturiers par secteur (le meuble, les structures d'acier, etc.) et en aidant les manufacturiers à cibler les créneaux porteurs.

«Il faut avoir la mentalité d'aller chercher les projets où ils sont et beaucoup de projets sont aux États-Unis. On est très bon au Québec pour faire des produits. Chaque fois qu'on va aux États-Unis, les gens disent qu'on est créatif, qu'on fait des produits extraordinaires. Il faut savoir les exporter et ne pas avoir peur de traverser les frontières.»

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