Pas moins de 1300 postes à pourvoir au Salon de l'emploi

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L'an passé, on faisait le pied de grue pour entrer au Salon de l'emploi de Trois-Rivières.

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Pas moins de 1300 emplois, spécialisés ou non, sont disponibles actuellement à Trois-Rivières et Bécancour. Tous ces emplois seront présentés à l'occasion du premier Salon de l'emploi Trois-Rivières-Bécancour qui se tiendra à la Bâtisse industrielle de Trois-Rivières, le jeudi, 9 avril, de 9 h à 18 h.

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Le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque (à gauche), mise de plus en plus sur la multiplication des PME en Mauricie et au Centre-du-Québec pour éviter les chocs comme celui occasionné par la fermeture de la centrale nucléaire Gentilly-2. De son côté, le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois (à droite), croit que l'emploi est l'autel idéal pour célébrer le mariage entre sa ville et la cité de Laviolette, que seul le fleuve Saint-Laurent sépare.

Photo d'archives: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

C'est la première année, en effet, que la Ville de Bécancour se joint à cet événement annuel avec pour résultat que le nombre de stands d'exposants passe à 93, cette année, par rapport à 77 l'an dernier, indique Josiane Gagnon, conseillère en communications à Innovation et développement économique (IDE) Trois-Rivières.

«Le Salon va être extraordinaire, cette année. On fait salle comble. On a même refusé des exposants, des entreprises. Il n'y avait plus de place», indique pour sa part le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque. Environ 4000 personnes sont attendues.

«On est en train de faire une économie diversifiée depuis 2002», dit-il, avec la création de PME. «L'économie est en train de se diversifier de façon assez importante et pour le voir, allez dans le parc industriel», dit-il. «En l'espace de cinq ans, on a développé autant de pieds carrés qu'en 32 ans d'existence avant la fusion municipale», signale le maire. Et tout cela dans différents secteurs d'activités. Donc «si un secteur est touché, tu t'en ressens beaucoup moins», plaide M. Lévesque.

Comme l'explique Mme Gagnon, c'est en fait 1100 emplois qui seront offerts lors du Salon par des employeurs qui seront sur place. À ce nombre s'ajoutent 200 emplois dénichés par l'équipe d'ECOF-CDEC (la Corporation de développement économique communautaire de Trois-Rivières). «Ces emplois ne sont pas affichés», explique-t-elle. Ils ont été trouvés par ECOF-CDEC en appelant dans les entreprises de Trois-Rivières, tout particulièrement.

«Ce ne sont pas des emplois affichés. Ils sont exclusifs aux visiteurs du Salon de l'emploi et ne seront pas affichés sur le site web non plus», dit-elle.

«Ce sont des emplois très diversifiés, spécialisés et non spécialisés», dit-elle.

À elle seule, la Table Métal Mauricie, qui a vu le jour en 2014, présente une soixantaine d'emplois disponibles dans des métiers variés comme soudeurs, machinistes et journaliers spécialisés.

La Table Métal, qui regroupe des entreprises et des partenaires de l'industrie des métaux, veut mettre en place des solutions pour répondre aux besoins de main-d'oeuvre dans son secteur. C'est qu'il y a des postes, mais personne pour les combler. Dans les commissions scolaires, le nombre d'élèves qui s'inscrivent dans ce type de formation est en diminution», indique Jean-Claude Goulet de l'Atelier Gomex de Trois-Rivières. Pourtant, ce sont de bons emplois, plaide-t-il, avec un salaire de base moyen d'environ 18 $ l'heure.

Si les ressources humaines ne sont pas au rendez-vous, dit-il «on a deux choix. Soit que le travail sort de la région, soit que les employeurs engagent des Chiliens avec un contrat de trois ans», dit-il.

«Le problème n'est pas de former des jeunes», explique-t-il. «Le problème, c'est qu'il n'y a pas d'inscriptions dans les écoles.» La Table Métal veut donc sensibiliser les jeunes aux métiers de son secteur. M. Goulet les invite à venir au Salon de l'emploi pour rencontrer les entreprises. «On va te vendre le métier. Après ça, va t'inscrire à l'école», dit-il.

Yves Lévesque mise de plus en plus sur la multiplication des PME en Mauricie et au Centre-du-Québec pour éviter les chocs comme celui occasionné par la fermeture de la centrale nucléaire Gentilly-2. «Ça nous a vraiment fait mal et récupérer ça, ça va prendre des années», dit-il. «C'était des emplois payés entre 100 000 $ et 200 000 $. Il faut que tu en crées, des emplois à 40 000 $ ou 50 000 $, pour remplacer ça. Ça en prend trois pour un», fait valoir Yves Lévesque.

Afin de préparer ce Salon de l'emploi, IDE Trois-Rivières a «travaillé de façon très étroite» avec la Ville de Bécancour, précise Mme Gagnon. La Ville faisait partie du comité organisateur et s'est impliquée dans toutes les étapes, dit-elle.

Pour le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois, l'emploi est l'autel idéal pour célébrer le mariage entre sa ville et la cité de Laviolette, que seul le fleuve Saint-Laurent sépare. «Ce Salon est l'un des premiers gestes que l'on pose de coopération plus particulière entre Trois-Rivières et Bécancour. Si quelque chose unit ces deux villes, c'est bien l'emploi. Dans un sens comme dans l'autre, des centaines de personnes traversent tous les jours le pont Laviolette pour l'emploi. Il n'y a rien de plus naturel que l'emploi pour souligner la fraternité qui existe entre les deux villes», estime M. Dubois.

Évidemment, les visiteurs sont invités à apporter plusieurs exemplaires de leur CV avec eux.

Rappelons que Shawinigan avait tenu son tout premier Salon de l'emploi, en octobre dernier. L'activité avait connu un très vif succès. Plus de 2200 personnes s'y étaient rendues et près de 800 postes étaient affichés.

Avec la collaboration d'Olivier Gamelin

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