Lock-out à Béton provincial: «L'employeur veut casser le syndicat»

La quarantaine de syndiqués des installations de Béton... (Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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La quarantaine de syndiqués des installations de Béton provincial à Trois-Rivières ont voté à 80 % pour la grève vendredi dernier, au lendemain de l'imposition d'un lock-out par la direction de l'entreprise.

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(Trois-Rivières) La quarantaine de syndiqués des installations de Béton provincial à Trois-Rivières ont voté à 80 % pour la grève vendredi dernier, au lendemain de l'imposition d'un lock-out par la direction de l'entreprise. Ce vote de grève n'a pour l'instant qu'une valeur symbolique, mais la CSN estime que l'employeur tente de «casser le syndicat», en imposant ce lock-out.

Les travailleurs de Béton provincial se sont joints il y a quelques mois à la CSN, délaissant leur précédente affiliation syndicale. Depuis la fin de la convention collective le 15 janvier dernier, les négociations pour son renouvellement allaient bien, estime Paul Lavergne, président du Conseil central du Coeur-du-Québec à la CSN.

«Les travailleurs ont été rencontrés pour préparer leur cahier de demandes, puis il y a eu une ou deux rencontres avec l'employeur. Et maintenant, l'employeur a décrété un lock-out», affirme M. Lavergne. «On se l'explique vraiment pas. Les travailleurs n'ont jamais fait aucun moyen de pression. La seule raison d'imposer un lock-out, c'est pour une stratégie pour nous forcer la main. Ça me donne l'impression que l'employeur veut casser le syndicat.»

Environ deux semaines avant l'imposition du lock-out, Paul Lavergne indique que l'employeur a procédé à des rappels de travailleurs, dont une grande partie étaient des prestataires de l'assurance-emplois en raison du caractère saisonnier de l'entreprise. «Ces gars-là ont quitté l'assurance-emploi. Ils reviennent et sont en lock-out. Ils perdent donc leur assurance-emploi. Tu mets une pression sur les travailleurs en disant: si tu veux manger demain, tu es mieux d'accepter les offres».»

Le président du conseil central de la région précise que l'employeur a offert aux syndiqués des augmentations salariales de 0,20 $ de l'heure. «On se disait que c'était très bas, mais il faut commencer quelque part. Mais s'il commence avec ça et suit avec un lock-out, ça commence à ressembler à de la mauvaise foi», soutient M. Lavergne.

Lors d'une assemblée syndicale tenue vendredi dernier, les membres du syndicat ont voté pour la grève, bien qu'elle soit symbolique, afin d'envoyer un message clair à l'employeur.

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