Le C3E de Shawinigan survivra

Le président du conseil d'administration du C3E, Hugues... (Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Le président du conseil d'administration du C3E, Hugues Lajoie, en compagnie du maire de Shawinigan Michel Angers, du ministre délégué aux Petites et Moyennes Entreprises, à l'Allègement réglementaire et au Développement économique régional, Jean-Denis Girard et du ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles, Pierre Arcand.

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Malgré un bilan en demi-teinte et un contexte d'austérité peu favorable pour solliciter des fonds publics, le Centre d'excellence en efficacité énergétique est parvenu à assurer la poursuite de ses activités en obtenant la confirmation d'une aide financière de quatre millions de dollars pour deux ans, lundi matin à Shawinigan.

Le ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles, Pierre Arcand, s'est déplacé au Centre d'entrepreneuriat Alphonse-Desjardins pour annoncer le versement de cette subvention provenant du Fonds vert. Elle couvrira les années financières 2015-2016 et 2016-2017. M. Arcand était accompagné du ministre délégué aux Petites et Moyennes Entreprises, à l'Allègement réglementaire et au Développement économique régional, Jean-Denis Girard, et du député de Saint-Maurice, Pierre Giguère.

Le C3E se débattait dans des sables mouvants depuis l'automne 2013, alors que le Réseau des centre d'excellence du Canada avait refusé sa demande pour obtenir des fonds supplémentaires. Il s'agissait du principal partenaire financier de l'organisme, puisqu'il lui avait consenti une somme de 9,623 millions $ pour cinq ans en 2009.

À l'automne 2013 également, le gouvernement du Parti québécois avait prévu le versement d'une aide financière de 7,5 millions $ au C3E, dans le cadre de sa Stratégie d'électrification des transports. À leur arrivée au pouvoir au printemps 2014, les libéraux ont toutefois repris l'étude du dossier, avant d'en arriver à l'annonce d'hier matin.

Cette dernière a été organisée beaucoup plus sobrement qu'en décembre 2009 à la Cité de l'énergie, où de nombreux partenaires avaient dévoilé un montage financier totalisant 28,6 millions $ pour le lancement du C3E. 

À ce moment, le gouvernement fédéral prévoyait que sur cinq ans, l'organisme participerait à 140 projets de technologie énergétique et à une cinquantaine de projets de service aux entreprises dans les immeubles, les procédés industriels, les communications et la technologie de l'information, les bio-industries et les transports. Ces initiatives devaient provoquer des retombées d'une cinquantaine de millions de dollars à travers le pays. 

Le C3E a finalement contribué à la réalisation de 14 projets qui ont entraîné la création de 114 emplois directs au cours des cinq dernières années, principalement dans la région de Montréal.

Le ministère des Ressources naturelles s'est impliqué dans la première entente quinquennale, avec des contributions financières totalisant 6,7 millions de dollars pour trois projets. Pierre Arcand croit tout de même que le C3E méritait un nouveau vote de confiance, qui prend toute sa valeur dans un contexte où chaque dollar est compté à Québec. Dans ce genre de projet, le temps constitue un allié précieux, rappelle-t-il. «C'est une bonne initiative, appuyée par la Ville de Shawinigan, par Hydro-Québec, par Rio Tinto Alcan», énumère M. Arcand. «Au fur et à mesure que le centre développera son expertise, nous aurons plus de projets et de choses intéressantes à annoncer.»

De son côté, M. Girard souligne que le mandat de commercialisation du C3E répond à un besoin à travers le Québec. «C'est un rôle de catalyseur, extrêmement important, qui va permettre aux PME d'effectuer leurs premières ventes, d'acquérir de la valeur et de créer des emplois hautement qualifiés.» 

Le député de Saint-Maurice se réjouissait aussi de cette annonce, même si quelques mois après son élection, il n'avait pas caché ses préoccupations par rapport au bilan du C3E. 

Mandat ciblé

Le C3E aborde son nouveau chapitre avec une mission beaucoup moins large qu'à l'origine, en se concentrant dorénavant sur les projets d'électrification des transports. Ce volet représentait 40 % des interventions de l'organisme depuis sa création.

Contrairement à 2009, les objectifs reliés au nombre d'entreprises appuyées ou à la création d'emplois demeureront plus conservateurs cette fois-ci. «Dans ce budget, en théorie, on pourrait répartir huit ou neuf investissements majeurs dans le secteur de l'électrification des transports», estime Donald Angers, président-directeur général du C3E. «Notre mandat est de contribuer à la précommercialisation et à la commercialisation d'entreprises québécoises et, s'il y a lieu, de quantifier la réduction des gaz à effet de serre.»

«Nous avons un objectif de succès», résume Hugues Lajoie, président du conseil d'administration de l'organisme. Il rappelle que sur les 340 dossiers qui ont été étudiés au cours des cinq premières années du C3E, 42 ont passé le premier tri et

14 ont finalement reçu une aide financière. Il souligne d'ailleurs que toutes les entreprises supportées poursuivent leur exploitation.

Malgré le refus de renouvellement d'aide financière du gouvernement fédéral à l'automne 2013, le C3E a déposé une lettre d'intention, au début de l'année, pour réitérer son intérêt. Le ministre Arcand assure d'ailleurs qu'il appuiera l'organisme dans ses représentations à Ottawa.

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