«S'adapter ou crever» - Gaétan Frigon

Le président d'honneur de la campagne majeure de... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

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Le président d'honneur de la campagne majeure de financement de Moisson Mauricie/Centre-du-Québec, Gaétan Frigon, en compagnie du président de l'organisme, Jean-Guy Doucet.

Photo: François Gervais, Le Nouvelliste

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) «On est tous réfractaire au changement. Mais s'adapter est une nécessité absolue. Avant, ça prenait deux générations pour s'adapter. Aujourd'hui, si on prend plus de cinq ans, on crève.»

Voilà le coeur du message lancé jeudi dernier par l'homme d'affaires Gaétan Frigon, lors d'une conférence-bénéfice au profit de Moisson Mauricie/Centre-du-Québec qui aura réuni 325 personnes à la salle J.-Antonio-Thompson. Avec un objectif de deux millions de dollars, la campagne majeure de financement, dont il est le président d'honneur, a déjà permis de recueillir près de 1,4 million $.

L'ancien étudiant du Séminaire de Trois-Rivières se rappelle comment la Ville s'affichait, dans les années 50, comme la capitale mondiale du papier. «On ne pensait pas à la nécessité de s'adapter un jour», constate celui qui a évoqué les fermetures d'usines.

Du même souffle, il a salué l'initiative prise par Malartic de se prendre en main et de prévenir les coups avec le déclin des secteurs de la forêt et des mines.

Celui qui est né dans le magasin général de Saint-Prosper a ensuite puisé dans ses 50 ans d'expérience en commerce de détail pour livrer ses secrets à l'auditoire. Et il a raconté comment des institutions, «qui se croyaient là pour l'éternité», ont disparu avec l'arrivée des centres d'achat et des magasins spécialisés. Tout comme la naissance de supermarchés d'alimentation a fait disparaître les épiceries du coin. Et c'est sans compter l'arrivée des géants américains, Wal-Mart et Costco, qui est venue bouleverser l'industrie.

En plus de décrire le virage commercial qu'il a imposé avec succès à la SAQ pendant son mandat à la présidence, l'ex-dragon a expliqué comment son entreprise Publipage, une agence représentant tous les éditeurs de Pages Jaunes en Amérique du Nord, avait dû s'adapter à l'ère du commerce en ligne.

Aller au bâton quand la situation l'exige, ne jamais remettre un problème au lendemain, avoir un plan B en réserve, réfléchir une heure par jour sur le long terme, savoir s'entourer de gens compétents, admettre ses erreurs, apprendre à vivre avec ses décisions, se fier à son pif, traiter ses employés avec respect et dignité, et faire en sorte que chacune des actions s'inscrive dans un contexte à long terme: voilà ses dix commandements.

Lors de la période de questions, on lui a demandé de commenter la vente récente des six quotidiens régionaux de Gesca. «Martin Cauchon va réussir et il a tout pour réussir. Je l'ai appelé pour le féliciter. Les grands quotidiens ont tous eu des difficultés, mais moins dans les petits centres», a-t-il affirmé.

Se disant inspiré par les Laurent Beaudoin, André Bérard, Nelson Mandela et Jean-Paul II de ce monde, Gaétan Frigon a finalement avoué qu'il ne voulait plus présider de campagne de financement, pour l'avoir fait dans le passé une vingtaine de fois.

«Mais Daniel Lamarre m'a rappelé que je ne l'avais pas encore fait dans ma région natale», a-t-il conclu, soulignant au passage que sa conjointe, Hélène Héroux, est originaire de Grand-Mère.

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