Marché du travail: le meilleur gain en Mauricie

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La Mauricie occupe le premier rang pour la croissance de l'emploi au Québec en 2014.

Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Selon le bilan 2014 du marché du travail publié mercredi par l'Institut de la statistique du Québec (ISQ), la Mauricie affiche non seulement la croissance de l'emploi la plus forte (+5,1 %), mais aussi, la hausse la plus significative de son taux d'emploi (+2,4 points).

Et comme si cela n'était pas suffisant comme indicateur positif, la région se distingue, avec le Bas-Saint-Laurent, par une baisse du taux de chômage qui figure parmi les plus importantes l'an dernier (-0,7 point).

«Je suis vraiment fier que la Mauricie soit l'une des meilleures régions. Le vent est en train de tourner. On sent une effervescence entrepreneuriale. Il y a une belle dynamique qui s'installe et on nous le confirme maintenant par des chiffres concrets», s'est réjoui le ministre régional, Jean-Denis Girard.

Même si les grandes fermetures, avec les nombreuses pertes d'emplois, retiennent l'attention, «il y a une quantité d'entreprises qui sont mises en place à côté», fait remarquer celui qui cite, entre autres, l'arrivée des CGI et Sotrem-Maltech ou, encore, l'essor d'une usine telle que Kongsberg. Et c'est sans compter, dit-il, qu'il y a «d'autres beaux projets», faisant allusion aux divers dossiers du parc industriel de Bécancour, ainsi qu'au Plan Nord et à la Stratégie maritime.

Selon le ministre délégué aux PME, à l'Allègement réglementaire et au Développement économique régional, plusieurs entreprises sont en croissance, avec de beaux produits, et exportent de plus en plus avec la baisse du dollar canadien.

«Il y a une diversification de notre économie qui nous met moins à risque. Il y a de la formation sur mesure. Il y a un bon travail de fait, on est sur une bonne lancée, il faut continuer et ne pas s'asseoir sur nos lauriers», soutient celui qui craint pratiquement une éventuelle pénurie de main-d'oeuvre dans le futur.

Pour sa part, le professeur en économie de l'UQTR, Frédéric Laurin, s'est dit surpris par les chiffres sur le taux d'emploi. «La seule explication, c'est que les petites entreprises se mettent à embaucher. Et ça ne fait pas la une des journaux», confie celui qui peut témoigner de ce phénomène par ses différentes implications dans les chambres de commerce.

Malgré les améliorations contenues dans le rapport annuel de l'ISQ, le spécialiste se dit préoccupé par la tendance du taux d'activité et la baisse du taux de chômage. «Il y a des gens qui s'excluent complètement du marché du travail, qui ne cherchent plus d'emploi, et il y a ces pré-retraités et ces départs à la retraite», signale-t-il.

Selon lui, «la baignoire se vide aussi vite qu'elle se remplit» et il faudrait que les gains de la Mauricie répertoriés par l'ISQ «se continuent à un rythme soutenu pour s'en remettre» car, dit-il, «on est encore dans le fond de la cave». D'où la pertinence de cette démarche de gens d'affaires pour se donner une pensée régionale et qui fera l'objet d'un dévoilement au cours des prochaines semaines.

EMPLOI STABLE AU QUÉBEC

L'emploi n'a guère bougé globalement au Québec en 2014, après quatre années de croissance. Et ce sont les femmes qui ont fait quelques gains. Dans son ensemble, l'économie du Québec comptait 4 059 700 personnes en emploi en 2014, soit à peine 1100 de moins qu'en 2013. Il s'agit donc d'une très légère baisse de 0,03 pour cent, considérée comme un état stable. Il y avait cependant eu des hausses durant les années précédentes.

Ce sont les femmes qui en ont le plus profité, celles-ci réalisant un gain de 15 500 emplois, comparativement aux hommes qui en ont perdu 16 400.

Avec du recul, les gains des femmes sont encore plus frappants, représentant près du double de celui des hommes. Ainsi, durant la décennie 2004-2014, l'emploi des femmes a connu une hausse de 13,8 pour cent, pendant que celui des hommes n'augmentait que de 7,5 pour cent.

Pour ce qui est des secteurs d'activités, sans surprise le secteur des biens a connu une baisse, alors que celui des services a continué de croître.

Plus particulièrement, l'emploi a crû dans deux secteurs, à savoir les soins de santé et l'assistance sociale, de même que l'hébergement et les services de restauration.

Avec la collaboration de La Presse canadienne

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