Fréchette et Fils Marine en faillite

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Louiseville) La fermeture temporaire de Fréchette et Fils Marine à la mi-février se transforme en fermeture permanente. L'entreprise familiale a déclaré faillite à la fin du mois de février. Une vingtaine de personnes perdent leur emploi.

Selon le Bureau du surintendant des faillites du Canada, ce détaillant louisevillois de bateaux affiche un passif de 7,8 millions $, mais un actif de 9,4 millions de dollars. Malgré le fait que le bilan soit positif, l'entreprise ne parvenait plus à rencontrer ses obligations.

«L'entreprise avait énormément de pression de son principal créancier, General Electric financement, qui avait envoyé à l'automne un avis de mettre à exécution ses garanties. La dette avec ce créancier est de plus de cinq millions de dollars», explique Marc-André Houle, de la firme de syndic Houle inc.

La décision de GE a eu une incidence sur un autre financier de la compagnie qui a rappelé ses prêts. De plus, le secteur de la vente de bateaux de plaisance est secoué par la situation économique. Ce contexte de morosité a poussé quelques commerçants à fermer boutique au cours des dernières années, ce qui a amené sur le marché un important volume de bateaux à liquider à bas prix.

«L'entreprise a eu de la misère à écouler son stock. La profitabilité n'était pas suffisante pour supporter un endettement de sept millions $», ajoute M. Houle.

L'inventaire regroupe une centaine de bateaux neufs et d'occasion. Ces bateaux étaient financés par le prêt de GE. Fréchette et fils Marine entreposait également une centaine de bateaux durant la saison hivernale.

Le syndic s'est assuré de sécuriser les différentes bâtisses appartenant à la compagnie à Louiseville et à Varennes. Il prépare une soumission pour procéder à la liquidation des actifs.

Selon M. Houle, des gens pourraient être intéressés à présenter une offre.

L'assemblée des créanciers aura lieu vendredi à Trois-Rivières.

LES EMPLOYÉS SERONT PAYÉS

En plus des propriétaires qui perdent leur gagne-pain, 16 personnes ont reçu un avis de licenciement à la suite de faillite de la compagnie qui a été incapable d'honorer les paies de la dernière semaine d'activités. Ces paies sont toutefois couvertes par le programme de protection des salariés en cas de faillite.

La Ville de Louiseville reprendra également ses billes. L'entreprise n'a pas payé ses taxes pour l'année 2015, soit 32 370 $, mais la Ville fait partie des créanciers garantis.

Le Nouvelliste n'a pu parler à la direction de l'entreprise.

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