RockTenn: les membres du syndicat se prononceront aujourd'hui

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Les membres du syndicat se prononceront mardi. Sur la photo: le comité exécutif du syndicat Unik local 34: Martin Savard, Mario Lebel, Luc Pelletier, Alain Ouellet et Dominic Proulx.

Audrey Tremblay

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Audrey Tremblay
Le Nouvelliste

(La Tuque) Le conflit de travail à l'usine de La Tuque pourrait connaître son dénouement, mardi, alors que les membres du syndicat Unik local 34 de La Tuque seront appelés à se prononcer sur la dernière offre faite par RockTenn qui viendra à échéance mercredi à 17 h.

L'offre contient des éléments intéressants selon le syndicat, notamment l'augmentation des montants forfaitaires, la durée du contrat un peu plus longue - six ans comparativement à quatre ans - et les augmentations de salaire.

«C'est un bon pas vers l'avant, même s'il reste un peu de place à la négociation», a souligné le président du syndicat, Luc Pelletier.

Le syndicat aurait aimé procéder à un vote normal selon sa constitution, qui demande un plus long délai, en signant d'abord une entente de principe. Toutefois, l'employeur a refusé.

«Ils nous ont dit non. Si le document n'est pas signé par l'exécutif mercredi à 17 h, il n'est plus bon, et on revient au premier document qui n'était vraiment pas beau comparativement à ça», a fait remarquer M. Pelletier. 

Le syndicat va présenter le document «que plusieurs connaissent déjà» aujourd'hui et fournir les explications à ses membres. La recommandation du syndicat sera cependant «divisée» selon l'exécutif. 

Rappelons que la nouvelle offre de RockTenn propose un boni à la signature de 4500 $, un montant forfaitaire de 1000 $ au 1er septembre 2015 et 2016, et des augmentations de salaire de 2,5 % en 2017 et 2 % en 2018. Une contribution supplémentaire de 1 % au régime de retraite à cotisation déterminée pour 2015-2016-2017 et de 2 % pour 2018-2019. Il y a également six congés mobiles de douze heures pour les employés sur les équipes de production.

Si les membres acceptent l'offre, le retour au travail pourrait se faire dès jeudi matin.

«Il faut faire et signer un protocole de retour au travail avec la compagnie. Ça peut se faire assez rapidement», a précisé le président du syndicat.

Des répercussions

Le conflit de travail entre les membres du syndicat Unik local 34 de La Tuque et  RockTenn commence à avoir des répercussions sur les autres travailleurs de l'usine. Les majorités des membres du syndicat Unifor local 530 ont été renvoyés à la maison, hier midi, en raison, selon nos informations, d'un manque de production. 

À leur sortie de l'usine, lundi, les travailleurs ont souligné avoir vu l'offre qui a été faite par l'employeur et espèrent qu'elle sera acceptée afin de retourner au travail le plus rapidement possible.

«Ils nous ont dit qu'on était mis à pied temporairement jusqu'à ce que le conflit se règle avec le local 34. La plupart d'entre nous avaient vu l'offre, elle a circulé sur internet, mais je vais garder mes commentaires», a lancé un travailleur.

«On pense que ça va se régler assez vite, on n'est pas encore stressé avec ça. On les laisse faire leurs négociations. À l'intérieur ça va bien, ça fait un peu de brasse-camarade, mais ce n'est pas si pire. On a espoir que ça se règle. Ils ont eu une assez belle offre, ce n'est pas exactement ce qu'ils demandaient, mais il en ont eu un peu plus», a ajouté un autre.

La ville réagit

La Ville de La Tuque a également réagi de façon officielle, lundi. Les autorités municipales ont réitéré qu'elles souhaitaient que le conflit de travail se règle au plus vite et qu'il ne s'éternise pas au détriment de l'économie latuquoise.

Le maire de La Tuque a rappelé que la Haute-Mauricie a traversé avec panache la récession forestière qui frappe le Québec grâce aux efforts et au travail acharné des gens de la région qui ont pris les bouchées doubles pour sauver les emplois. M. Beaudoin espère que ce conflit de travail ne viendra pas réduire à néant les efforts qui ont été faits ces dernières années pour préserver les emplois liés à la forêt dans la région. C'est pourquoi il demande aux deux parties de trouver une solution rapidement.

«L'usine est le poumon économique de Ville de La Tuque. Personne ici ne souhaite que la situation s'éternise trop longtemps. C'est la deuxième fois que ça arrive en quatre ans et demi. J'espère que ce conflit va se régler rapidement, comme ce fut le cas en novembre 2010», a affirmé

M. Beaudoin.

Ce dernier est également conscient qu'il y a beaucoup de citoyens et de commerçants inquiets. 

«Les citoyens sont pris en otage d'une certaine façon quand ce genre de situation arrive, car tout le monde retient son souffle. Il ne faut pas paniquer. Les gens qui sont impliqués dans ce dossier, d'un côté comme de l'autre, sont des gens intelligents qui savent ce que représente cette usine pour notre économie. J'ai confiance en eux. Personnellement, je ne prends ni pour l'un ni pour l'autre, je veux juste que tout le monde retourne au travail le plus rapidement possible», a conclu le maire de La Tuque.

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