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Fermeture temporaire du Florès: «Ça fait un bout qu'on a des problèmes»

Faute de direction générale, de comptable, de direction... (Photo: Émilie O'Connor)

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Faute de direction générale, de comptable, de direction des ventes et d'employés de cuisine, l'auberge Le Florès fermera ses portes jusqu'au 1er mai, juste à temps pour le coup d'envoi de la saison estivale.

Photo: Émilie O'Connor

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Un autre coup dur s'abat sur l'auberge Le Florès du secteur Sainte-Flore à Shawinigan. Les employés de l'établissement semblent se démettre un à un de leur siège respectif, de la direction générale à la comptabilité, en passant par la direction des ventes et par la réputée cuisine cinq étoiles. Au point où l'administration est placée dans l'obligation de mettre la clé sous la porte jusqu'au 1er mai, date à laquelle, espère-t-on, une «équipe renouvelée» sera en mesure de reprendre la mer.

«Ce sont les postes clés qui nous manquent, c'est pour cela que l'on doit fermer. Certains postes sont vacants depuis un certain moment. Malgré tout, on pouvait quand même s'arranger, mais avec les départs que l'on a connus dans la dernière semaine... Pour ne pas donner un mauvais service à nos clients, on préfère fermer pour repartir à neuf avec une équipe renouvelée au début de la période estivale», signale Ève Bilodeau qui, sans en avoir le titre, occupe les fonctions de directrice générale.

Ainsi, la dirigeante par intérim a bon espoir de combler, au cours des prochaines semaines, les emplois à pourvoir. Pour l'heure, la réception demeure ouverte en semaine afin de faire le suivi des réservations à venir. Certaines personnes qualifiées sont déjà dans la mire de la direction, entre autres pour assumer la relève aux cuisines. «Mme»[Carolle] Charles, la propriétaire, fait des démarches de son côté pour recruter certaines personnes, alors que d'autres vont revenir une journée de temps en temps pour faire le recrutement. Nous avons également demandé l'aide des organismes de la région. Reste à voir la faisabilité de leur embauche», souligne Mme Bilodeau.

Même si l'auberge a évité la faillite de peu en décembre dernier, convenant d'un montage financier avec ses 134 créanciers, il semble que la situation précaire de l'institution touristique ne soit pas à la solde de l'actuelle fermeture. «Ça n'a pas de rapport», croit Mme Bilodeau. «Ça fait un bout qu'on a des problèmes.» À son avis, la température hivernale du dernier mois pourrait même expliquer quelques démissions précipitées. «Certaines personnes ont beaucoup de difficulté à s'adapter à notre hiver», estime-t-elle.

En juillet 2014, Le Florès s'était placé sous la protection de la Loi sur la faillite et l'insolvabilité après avoir encaissé 2 millions $ en dettes cumulées. À la suite du dépôt d'un plan de redressement, l'auberge se gardait de justesse d'un naufrage qui s'annonçait pourtant inévitable. La perte de clientèle de nature corporative, conséquence des fermetures d'usines dans la région, avait alors été pointée du doigt. L'horizon s'annonçait malgré tout orageux.

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