Startup Weekend: une première édition qui annonce de beaux jours

Le député de Trois-Rivières et ministre délégué aux... (Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Le député de Trois-Rivières et ministre délégué aux Petites et Moyennes Entreprises, à l'Allègement réglementaire et au Développement économique régional, Jean-Denis Girard, a offert le soutien du gouvernement du Québec aux startup prometteurs qui pourraient créer des emplois dans la région, entre autres via le Fonds de diversification économique.

Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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Olivier Gamelin
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) L'ébullition intellectuelle et entrepreneuriale était à son paroxysme toute la fin de semaine à l'Université du Québec à Trois-Rivières, alors que se tenait le Startup Weekend, une compétition amicale où les participants doivent échafauder un plan d'affaires viable en... 54 heures top chrono. Une première édition qui annonce de beaux jours à venir.

«L'organisateur qui est venu de Montréal, Sergio Escobar, et qui a participé à une vingtaine de Startup, peine à croire que c'est notre première édition. Notre organisation est bien rodée, la région nous apporte une bonne réponse, nous pouvons compter sur beaucoup de participants, donc tout s'est très bien déroulé», signale l'un des organisateurs, Andrew D'Amours.

Lors de cette première édition, dix projets ont été développés à brûle-pourpoint par autant d'équipes formées d'étudiants, de designers graphiques, d'ingénieurs, de publicitaires, etc. Dans les années, voire dans les mois à venir, nous pourrions peut-être entendre parler de certains d'entres eux, puisqu'environ 30 % des startup élaborés lors de ces sprints d'affaires survivent au delà de l'événement.

L'équipe gagnante de ce Startup Weekend 2015 propose aux parents un système informatisé qui livrera à la porte des familles l'ensemble des fournitures scolaires exigées en début d'année, et ce en fonction des spécificités de chaque école. Le système est simple, efficace, extrêmement attrayant: le parent s'inscrit sur une plate-forme Internet, enregistre le nom de l'école fréquentée par ses enfants, le degré de scolarité de chacun et s'assoit tranquillement dans son salon. Le système repérera par lui-même l'école en question, la liste précise du matériel à fournir et livrera le tout... à domicile. Et pour quelques dollars à peine s'il-vous-plaît. De quoi faire saliver bien des parents.

Entre autres idées débattues, l'une des équipes qui a retenu l'attention en fin de semaine proposait un service de fidélisation de la clientèle par système de gestion, c'est-à-dire d'effectuer des livraisons de cartes de voeux, bouteilles de remerciement, courriels publicitaires et autres à l'adresse civique de ses clients afin de maintenir le lien et pérenniser la relation commerciale.

Cette année, près d'une quinzaine de mentors ont offert bénévolement leur appui, mais surtout l'apport inspirant de leur expérience, à la soixantaine de gestionnaires en herbe qui se sont démenés comme des abeilles au-dessus de leur projet. Conseils d'affaires, mises en garde stratégiques, outils de développement informatique, finesses de financement sont autant de sphères entrepreneuriales touchées par ces «dragons» provenant tant de la capitale nationale, de la métropole que de la cité de Laviolette. Des astuces du métier qui ont été fort appréciées, faisant parfois dévier de leur route originelle ceux qui en bénéficiaient.

«Les idées qui ont été émises vendredi ont beaucoup évolué au cours de la fin de semaine. Les gens se sont ajustés et ont mis à profit les conseils des mentors. Les équipes ont pu tirer beaucoup de cette expérience. Ça les a fait réfléchir sur leur direction, ça les a fait peaufiner leur projet, dérogeant parfois de leur plan initial, améliorant leur approche», note M. D'Amours.

Des cinq villes au Québec où un événement Startup Weekend s'est déjà tenu, c'est Trois-Rivières qui récolte la palme d'or du pourcentage de participants qui ont lancé une idée durant les 54 dernières heures. Un engouement qui fait dire aux organisateurs «à l'année prochaine».

«On veut en faire un événement annuel. On a déjà commencé à organiser le tout pour le printemps prochain. On veut créer une petite communauté entrepreneuriale afin d'aider ceux qui veulent lancer une entreprise ici», conclut M. D'Amours.

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