Une ligne directe pour les entrepreneurs à Bécancour

Jean-Guy Dubois, maire de Bécancour.... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

Agrandir

Jean-Guy Dubois, maire de Bécancour.

Photo: François Gervais, Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Bécancour) Dressant le bilan de son chantier économique lancé en 2014, le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois, était heureux d'annoncer jeudi que son projet de carrefour entrepreneurial avait franchi une étape importante avec le lancement d'une ligne directe pour les entrepreneurs.

Et c'est le CLD de la MRC de Bécancour qui sera la porte d'entrée du concept Entreprendre Bécancour avec le numéro de téléphone 1 844 250-8228. C'est de là que s'organisera rapidement la coordination des différents organismes à caractère économique pour répondre aux besoins du promoteur.

«On veut accompagner les entreprises dans leur démarrage et leur développement», a expliqué le directeur général du Centre local de développement et de la MRC, Daniel Béliveau, devant une centaine de membres de la Chambre de commerce et d'industrie du Coeur-du-Québec réunis à l'Auberge Godefroy.

Dans sa propre organisation, celui-ci est à revoir le modèle d'affaires pour être plus que jamais cet acteur de première ligne au service de l'entrepreneur. Et le CLD, qui vient de sabrer dans son personnel à la suite des compressions gouvernementales, est non seulement sur le point de se doter d'un nouveau comité de gouvernance à saveur plus entrepreneuriale, mais un changement d'appellation est même envisagé. «Notre virage fait écho au Québec», s'est-il plu à faire savoir.

Autre projet dans la mire du maire depuis l'an dernier, l'incubateur devrait voir le jour en 2015. «Il y a bien des cordes attachées, il en reste une», a-t-il indiqué. Selon ce que Le Nouvelliste a appris, le comité du Fonds de diversification économique vient d'autoriser une aide financière.

D'ailleurs, l'une des rares doléances dans son discours concernait cette fameuse enveloppe de 200 millions de dollars qui fut créée pour «réparer les suites de la fermeture de Gentilly-2».

«Le Fonds, c'est une très belle affaire. Au niveau de la mécanique, il se fait du très bon travail. Ma petite déception, c'est qu'on n'ait pas réussi à amener des gens à produire des projets. Les critères n'ont pas été pensés pour Bécancour. On ne les a pas réaménagés pour les petites entreprises. Je déplore qu'on n'ait pas baissé le niveau de base d'investissement», a-t-il répondu à une question de l'homme d'affaires René Bérubé, qui trouvait que l'argent «ne tombait jamais chez nous».

Or, le premier magistrat digère mal «qu'aucun geste pratique n'ait été posé» envers Bécancour alors que, rappelle-t-il, «la centrale était à Gentilly». «On n'a pas eu de coup de main particulier, rien de plus spécial pour nous, on était au même niveau. J'ai demandé cinq millions de dollars pour Bécancour. J'ai lâché ça dans le désert, on n'a pas regardé mes affaires. Je me serais attendu à plus d'ouverture. On n'en a pas profité à la hauteur de ce qu'on aurait dû», a dénoncé celui qui se dit apolitique.

Reprenant son thème de la confiance et de la patience, le conférencier du jour dit avoir hâte qu'on passe «du micro à la pelle», faisant allusion à toutes ces annonces qui tardent à se matérialiser, mais non pas «à cause du changement de gouvernement», a-t-il précisé en réaction à une intervention de la salle. 

Et au-delà des grandes entreprises qui sont attendues, telles que Stolt LNGaz et IFFCO, le maire juge important de «conserver les acquis». «Il ne faut pas en perdre», a-t-il lancé, se disant soulagé pour l'avenir de Silicium Québec à la suite de la transaction impliquant FerroAtlántica.

Si la revitalisation du secteur Est évoquée dans son plan de match l'an dernier aura reçu l'attention de la SADC Nicolet-Bécancour, le développement commercial pressenti à l'ouest de l'autoroute 55 aura souffert de complications et, surtout, du désistement du promoteur.

«On veut plutôt penser à une couleur de développement au lieu d'essayer de repiquer ce qui se passe à Trois-Rivières», a-t-il soutenu, donnant l'exemple d'un commerce de véhicules tout-terrain qui aurait intérêt selon lui à s'établir dans ce secteur.

Finalement, la volonté de rafraîchir l'image de la Ville aura été réussie, contrairement aux intentions entourant le parc industriel LaPrade. Dans ce dernier cas, «des projets sont en cours», a conclu celui qui veut «gérer du devenir plutôt que de l'incertitude».

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer