Chocolats Favoris et Beenox: les rêves d'enfant de Dominique...

Le président de Chocolats Favoris, Dominique Brown, s'adressant... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

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Le président de Chocolats Favoris, Dominique Brown, s'adressant aux gens d'affaires trifluviens.

Photo: François Gervais, Le Nouvelliste

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Deux choses qui font rêver les enfants: le jeu vidéo et le chocolat. Or, c'est justement sa capacité de rêver comme un enfant qui a permis à Dominique Brown de se démarquer dans ces deux univers.

À travers son parcours non conventionnel, le président de Chocolats Favoris a livré quelques ingrédients de la recette de son succès aux 300 membres de la Chambre de commerce et d'industries de Trois-Rivières réunis à l'hôtel Delta.

D'ailleurs, quelque soit le domaine, son obsession est la même: la conquête du monde. Et son rêve d'enfance d'avoir un jour sa propre compagnie de jeux vidéo l'aura effectivement propulsé au sommet en devenant, avec Beenox, «le plus important studio du plus important éditeur de jeux vidéo au monde».

Déjà manifeste à l'âge de 11 ans, son désir entrepreneurial l'éloignera plus tard des bancs d'école pour «s'auto-enseigner» son métier via Internet. Il quittera à deux reprises des emplois stables en lien avec le monde du jeu vidéo et il trouvera un plaisir évident à «se lancer sans filet» et à «se mettre en situation de survie».

Plutôt que de suivre son employeur à Montréal, Dominique Brown décide de fonder Beenox, à Québec, en septembre 2000. «Au lieu de faire ce que d'autres font, mais mieux, il faut plutôt faire quelque chose de différent», laisse-t-il échapper comme observation. En se tournant vers le service de conversion de jeux vidéo, c'est d'ailleurs l'expansion qui l'attend au lieu d'une possible faillite.

En 2005, il vend son entreprise à Activision, devenant du même coup, à 26 ans, le plus jeune vice-président d'une société qui affiche alors des revenus dépassant le milliard de dollars, avec un siège social à Los Angeles.

«Le think big américain, je l'ai vu», raconte celui qui est ainsi passé d'un bureau de 30 personnes à une équipe de 515 employés, tout en voyant le chiffre d'affaires de son nouvel environnement bondir à 4,5 milliards de dollars. Il fut du même coup associé à de grands lancements de jeux vidéo tels que Guitar Hero et Spider-Man.

Alors qu'un renouvellement de contrat était trop synonyme «d'un long fleuve tranquille», l'homme d'affaires assouvit son goût du marketing et du commerce de détail en mettant la main sur la chocolaterie de l'Île d'Orléans et éventuellement, Chocolats Favoris.

Et en 2012, il quitte Beenox («le côté financier n'a pas de pogne sur moi», dira-t-il), pour vivre cette nouvelle expérience «trippante», et ce, malgré plusieurs défis: chiffre d'affaires par succursale en baisse depuis trois ans, contexte d'actionnariat particulier, forte résistance au changement, univers ultra traditionnel, etc.

Comment redresser la tendance? Prendre de l'expansion? Quel est notre côté unique? Comment créer une chocolaterie unique au monde? Voilà autant de questions dans la tête de l'entrepreneur. Sauf que son inexpérience dans ce domaine l'aura poussé à faire la bonne chose: innover. «On était comme un enfant», rapporte celui qui a identifié le bon filon, celui du chocolat liquide.

D'où son constat qu'il a partagé à l'auditoire: «il faut avoir une vision de business. N'engage pas de consultant», soutient celui qui est visiblement allergique aux histoires de «forces et faiblesses, menaces et opportunités» et au moindre retard dans les échéanciers.

Parlant de trois chantiers, le conférencier aura d'abord conçu une image de marque percutante, un logo rouge pour Chocolats Favoris, ce qui tranche ironiquement, dira-t-il, avec son nom de famille, Brown. Il aura ensuite créé une expérience unique en magasin, avec le chocolat liquide en vedette, «comme une microbrasserie du chocolat» pour finalement développer des produits uniques au monde, une variété de douze enrobages et de douze fondues au chocolat en conserve qui se promènent déjà partout sur le globe... et chez IGA.

Résultat? L'entreprise Chocolats Favoris compte déjà sept succursales, dont une à Trois-Rivières, et au moins six autres sont prévues cette année, ce qui en fait la première chocolaterie au Québec avec des ventes et des chiffres d'affaires en constante progression. «Ils ne savaient pas que c'était impossible, alors, ils l'ont fait», a-t-il conclu en citant Mark Twain.

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