Fusion: impact zéro pour Silicium Québec

La société mère de Sicilium Québec va fusionner... (Photo Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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La société mère de Sicilium Québec va fusionner avec FerroAtlántica.

Photo Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Bécancour) Le Groupe FerroAtlántica et Globe Specialty Metals, propriétaire de l'usine Silicium Québec à Bécancour, ont annoncé leur intention de fusionner, devenant ainsi un des plus importants producteurs de silicium au monde, évalué à 3,1 milliards $.

Dans un communiqué, les deux groupes précisent que leur conseil d'administration ont voté à l'unanimité en faveur de cette fusion qui permettra, selon eux, de réaliser d'importantes synergies dont 65 millions $ uniquement en économies d'échelle.

Selon le pdg de Globe Specialty Metals, Jeff Bradley, cette transaction ne devrait pas avoir d'impact sur l'usine de Silicium Québec à Bécancour, qui compte à ce jour quelque 135 employés.

«La fusion de Globe avec FerroAtlántica crée un acteur mondial de premier plan dans l'industrie en croissance rapide du silicium métallurgique en combinant les forces de deux entreprises de renommée. En outre, les compagnies ne s'attendent pas à ce que cette décision ait des impacts sur les opérations à Bécancour. Nous allons également poursuivre nos discussions en cours avec le gouvernement du Québec pour abaisser notre taux de l'électricité», a-t-il déclaré. 

FerroAtlántica oeuvre surtout en Europe alors que Globe Specialty Metals est implanté en Amérique. Toutefois, FerroAtlántica doit construire une usine de silicium à Port-Cartier, ce qui avait grandement inquiété les dirigeants de Silicium Québec. Le projet, évalué à plus de 375 millions de dollars, devrait créer environ 300 emplois directs. Ce projet avait, rappelons-le, bien failli voir le jour à Shawinigan.

«Les deux ensemble, ça devient une force», croit le député de Nicolet-Bécancour, Donald Martel. Mais, du même souffle, il dit souhaiter que la nouvelle entité procède éventuellement à des investissements pour moderniser l'usine de Bécancour.

Le président de la section locale 184 d'Unifor, chez Silicium Québec, Jean Simoneau, trouve difficile «d'avoir une opinion juste et réaliste» de l'impact de la transaction alors que «c'est un processus qui va se poursuivre durant l'année 2015».

«Par contre, ce qu'on sait, c'est que FerroAtlántica souhaite produire du silicium et qu'il n'est plus un concurrent, mais un partenaire d'affaires», a-t-il confié au Nouvelliste.

Même si les fusions se traduisent souvent en consolidation, le président syndical voit plutôt d'un bon oeil l'union de ces deux géants de l'industrie. «FerroAtlántica a déjà des installations dans le parc», a conclu celui qui rêve même d'un agrandissement, voire d'une nouvelle usine à Bécancour.

Avec la collaboration de Marie-Eve Lafontaine

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