Appui politique envers Quest

L'entreprise Minéraux rares Quest veut construire deux usines... (Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste)

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L'entreprise Minéraux rares Quest veut construire deux usines dans le parc industriel de Bécancour.

Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

Le gouvernement du Québec débarquera en délégation ministérielle à Bécancour, mardi, pour donner son appui au projet de l'entreprise Minéraux rares Quest qui veut construire deux usines dans le parc industriel de Bécancour.

Localement, il s'agit d'un investissement projeté de 500 à 600 millions de dollars qui devrait créer 380 emplois dès leur mise en service en 2019.

Pour l'occasion, le ministre régional Jean-Denis Girard sera accompagné de ses collègues Jean D'Amour et Luc Blanchette. Par leur responsabilité respective en matière de stratégie maritime et de mines, on voudra sûrement démontrer l'importance de ce projet en lien avec la stratégie maritime qui sera dévoilée d'ici l'été et la relance du Plan Nord. Par contre, on ne sait toujours pas si le discours politique sera accompagné d'un soutien financier.

Sans vouloir s'avancer sur la nature de l'annonce qui aura lieu dans ses locaux, le président-directeur général de la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour, Maurice Richard, souligne que «ça ne peut pas être négatif».

«À l'instant où des entreprises sérieuses demandent de tenir une conférence de presse chez nous avec le gouvernement, on ne peut qu'applaudir à ça. Cela démontre que le dossier est en cadence, qu'il est actif. C'est l'occasion pour le promoteur de préciser certains détails. Mais Quest est un dossier sur lequel on travaille depuis plusieurs mois au niveau économique», a-t-il indiqué.

Pour sa part, le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois, se réjouit de voir que les projets majeurs au Québec, tels que Quest, IFFCO et Stolt, tournent autour de sa ville et «qu'on n'est pas oublié». 

«À défaut d'avoir des pépines, on a besoin d'avoir un peu d'espoir et un peu de baume sur la plaie», a confié celui pour qui Quest est «un très gros projet» même si, dit-il, «des étapes devront être traversées d'ici ce temps-là».

Une lecture de la situation d'ailleurs partagée par le président de la Chambre de commerce et d'industrie du Coeur-du-Québec, Jean-Guy Doucet, selon qui «il y a loin de la coupe aux lèvres». 

«C'est une nouvelle intéressante et encourageante, mais j'ai hâte de voir le contenu», a-t-il confié, présumant d'une aide financière pour permettre à la compagnie de continuer ses recherches. 

De son côté, le député de Nicolet-Bécancour, Donald Martel, entend se montrer «très vigilant pour qu'on ne me fasse pas accroire n'importe quoi».

Celui-ci est échaudé à la suite de l'annonce en grande pompe de RER Hydro alors que l'entreprise n'a jamais décollé.

Aux dernières nouvelles, le promoteur se bat toujours pour éviter la faillite et conclure une transaction.

Cette fois, le représentant caquiste n'a pas de grandes attentes «sur du court terme», d'autant plus, fait-il remarquer, que la conférence de presse de ce matin n'implique que «trois ministres délégués». «Si on annonçait la phase de construction, il y aurait le premier ministre», soutient-il.

Ce dernier s'attend donc à ce «qu'ils nous disent que le projet est toujours vivant et qu'on maintient la flamme». 

«J'ai confiance, c'est un beau projet important pour le Québec, mais la structure de financement est compliquée», conclut celui qui ne pourra répondre présent à l'invitation de ce matin, mais qui sera représenté par un membre de son personnel.

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