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PFM: «Si c'était si facile que ça, on l'aurait fait depuis longtemps l'investissement»

Claude Dupuis, directeur général de la Coopérative forestière... (Photo: Audrey Tremblay, Le Nouvelliste)

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Claude Dupuis, directeur général de la Coopérative forestière du Haut Saint-Maurice, était très surpris des propos de la CSN.

Photo: Audrey Tremblay, Le Nouvelliste

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Audrey Tremblay
Le Nouvelliste

(LA TUQUE) La sortie de la CSN a pris par surprise les deux parties impliquées dans le dossier de la modernisation de la scierie de Rivière-aux-Rats. La Coopérative forestière du Haut Saint-Maurice, tout comme Produits forestiers Résolu (PFR), n'en reviennent tout simplement pas et s'expliquent mal les propos tenus, mercredi.

«J'ai beaucoup de misère à comprendre où ils s'en vont avec ça! C'est comme marcher à contre-courant, ils sont dans les rapides et ils essaient de remonter le courant. On veut du bois pour, justement, faire l'investissement. Eux veulent qu'on fasse l'investissement sans avoir le bois... Je ne comprends pas», a commenté Claude Dupuis, directeur général de la Coopérative forestière du Haut Saint-Maurice.

«On est surpris de cette sortie-là et visiblement, il y a des éléments qui m'échappent. Ce qu'ils demandent, de faire des investissements à l'aveuglette sans connaître l'avenir, je suis convaincu qu'il n'y a personne autour de la table qui le ferait pour eux autres mêmes», a affirmé pour sa part, Karl Blackburn, directeur principal, Affaires publiques et relations gouvernementales chez PFR.

C'est d'ailleurs PFR qui est la seule et unique cible de cette sortie de la CSN, alors que la Coopérative forestière du Haut Saint-Maurice est également partenaire de ce projet d'envergure. «Il faudrait leur demander à eux, pas à nous, s'il y a une rancune derrière ça, parce que sincèrement je ne vois pas ce qui les motive à sortir de cette façon. Je pense qu'on a été très transparent dans le dossier de Rivière-aux-Rats.»

Les deux parties continuent de dire que les conditions ne sont pas en place présentement pour justifier un tel investissement. «Ils ne sont pas dans nos chiffres, nos plans, nos états financiers. C'est facile être gérant d'estrade, mais nous on a les chiffres. Si c'était si facile que ça, on l'aurait fait depuis longtemps l'investissement. On sort d'une crise forestière et tout le monde le sait», soutient M. Dupuis.

Pour aller de l'avant, PFM veut rassembler trois conditions essentielles, c'est-à-dire de la certitude, de la transparence et de la longévité. «Les gens savent ce qu'il faut pour justifier les investissements. La coopérative forestière a très bien résumé la situation la semaine dernière. Malheureusement, aujourd'hui on voit que la CSN nous attaque et on ne comprend pas leur stratégie. C'est difficilement explicable», insiste M. Blackburn.

Celui-ci soutient qu'il n'est pas question de mauvaise volonté ou de mauvaise foi, au contraire. Ils pensent que ces investissements seront bons, tant pour l'entreprise que pour les employés, dans la mesure où c'est justifiable.

Quant aux discussions en cours avec Québec, les deux parties ne savent pas trop quelles répercussions les propos de la CSN pourraient avoir. «Je ne sais pas comment ça va être interprété par le ministre. Le syndicat est presque en train de dire qu'on n'a pas besoin de ce bois-là», a conclu Claude Dupuis.

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