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La CSN demande à Résolu d'investir à Rivière-aux-Rats plutôt que de quêter du bois

Dans l'ordre habituel, on retrouve Alain Lampron, président... (Photo: Marc Rochette, Le Nouvelliste)

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Dans l'ordre habituel, on retrouve Alain Lampron, président de la Fédération de l'industrie manufacturière (CSN), Herman Martel, président du syndicat de la scierie de Rivière-aux-Rats affilié à la CSN, et Paul Lavergne, président du Conseil central du Coeur-du-Québec (CSN).

Photo: Marc Rochette, Le Nouvelliste

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Au lieu de presser le gouvernement d'accorder le bois nécessaire à la modernisation de l'usine de Rivière-aux-Rats, la CSN demande plutôt à Produits forestiers Résolu d'investir d'abord au lieu de «quémander des garanties d'approvisionnement». D'autant plus, dit-on, que la géante de l'industrie avait déjà injecté neuf millions de dollars à sa scierie de Clermont en 2012 sans aucune garantie de bois.

«Produits forestiers Résolu doit prendre ses responsabilités et montrer sa bonne volonté en investissant dans son usine», a déclaré le président de la Fédération de l'industrie manufacturière (CSN), Alain Lampron. 

Celui-ci souligne que du bois est disponible aux enchères de la forêt publique et dans les boisés privés. Et il croit que le ministre Laurent Lessard sera «certainement plus ouvert» aux discussions sur d'éventuelles garanties supplémentaires dans la mesure où l'entreprise fait son bout de chemin.

«Tout est enligné pour que Résolu investisse. Le ministre Lessard est d'accord pour donner des volumes de bois. Et investir huit millions de dollars pour Produits forestiers Résolu n'est pas si extraordinaire dans la mesure où il s'agit d'une grande entreprise et que le marché du bois est porté par une reprise aux États-Unis et une baisse du dollar canadien qui rendent les exportations du Québec plus attrayantes sur les marchés extérieurs», soutient M. Lampron.

Lorsque la valeur du dollar grimpait, dit-il, la compagnie estimait que chaque cent de hausse signifiait une perte de 14 millions de dollars. 

«Lorsque la valeur du huard baisse, un gain de cet ordre est certainement au rendez-vous pour l'entreprise», fait-il remarquer.

Pour sa part, le président du syndicat de la scierie de Rivière-aux-Rats affilié à la CSN, Herman Martel, a rappelé que les travailleurs avaient fait «de grandes concessions salariales pour sauver nos jobs».

Or, faute d'avoir investi dans les équipements, il déplore que Résolu expédie 30 000 mètres cubes de bois vers d'autres usines de la région voisine depuis plus d'un mois. Tout comme le manque d'investissement à l'usine explique le fait qu'il est pour le moment impossible de satisfaire à la demande en séchage du bois, ce qui cause la fermeture d'un quart de travail. 

«Au moins 15 personnes vont perdre leur emploi d'ici quelques jours pour trois semaines

en raison de ce manque d'investissement stratégique», a-t-il fait savoir.

De son côté, le président du Conseil central du Coeur-du-Québec (CSN), Paul Lavergne, a indiqué que «Québec avait beaucoup donné à cette compagnie» alors qu'elle était en difficulté. «La Mauricie et Québec ont fait leur part, c'est au tour de la compagnie de faire sa part. C'est le temps d'investir et de montrer sa bonne foi», a-t-il lancé.

Par ailleurs, les représentants syndicaux sont d'avis que «Québec est échaudé par Résolu» qui n'a jamais réalisé les investissements auxquels on pouvait s'attendre après les manoeuvres de sauvetage déployées par l'État. «Ils ont préféré mettre l'argent dans leurs poches», décrie M. Lavergne.

Quand on leur demande s'ils ne sont pas en train d'endosser la position du gouvernement, ils répondent que «oui, on veut le bois, mais on veut l'investissement», reprochant aux parties de jouer au chat et à la souris.

Finalement, on juge absurdes les menaces de mises à pied de l'employeur alors qu'il peut toujours compter sur une garantie de 385 000 mètres cubes «comme c'était le cas ces derniers temps».

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