La Banque Nationale crée une bourse pour l'entrepreneuriat

Claude Hill, président de la Fondation des Anciens... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

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Claude Hill, président de la Fondation des Anciens de Shawinigan.

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) La Fondation des Anciens de Shawinigan et la Banque Nationale annoncent la création d'une autre mesure incitative pour encourager et valoriser l'entrepreneuriat dans la région. L'institution financière a confirmé cette semaine le versement d'une contribution de 50 000 $, qui sera redistribuée en bourses au cours des prochaines années.

Les critères d'attribution seront précisés à la fin avril. Ce nouveau fonds sera géré par la Fondation des Anciens de Shawinigan, qui remettra une première bourse de 10 000 $ le 17 octobre, dans le cadre de son assemblée annuelle à l'Auberge Gouverneur. Cette dernière se déroulera sous la présidence d'honneur de Jean Houde, président du conseil d'administration de la Banque Nationale originaire de Shawinigan.

«Nous formerons un comité de sélection et nous inviterons les jeunes entrepreneurs à poser leur candidature pour la bourse de10 000 dollars», annonce le président de la Fondation des Anciens de Shawinigan, Claude Hill.

Diane Déry, vice-présidente, ventes et services aux entreprises à la Banque Nationale, souligne que cette contribution s'inscrit dans le même esprit que l'étroit partenariat développé avec l'École d'entrepreneurship de Beauce depuis ses débuts en 2010.

«À chaque cohorte qui passe, nous remettons aussi une bourse de 10 000 $ pour un projet qui vise à améliorer la productivité de ces entreprises», explique-t-elle. «Nous venons d'ailleurs d'ajouter 1,2 million $ dans l'École d'entrepreneurship de Beauce. C'est vraiment pour construire le Québec de demain!»

Siégeant au conseil d'administration de la Fondation de l'entrepreneurship, Mme Déry constate que le nom de Shawinigan résonne dans ce milieu depuis quelques années.

Elle estime même qu'un rapprochement avec l'École d'entrepreneurship de Beauce deviendrait tout à fait indiqué.

«Le message, c'est que ça ne donne rien de faire des choses isolément», mentionne-t-elle. «On est mieux de les faire en groupe. Ce n'est pas une région aux dépens d'une autre. Il faut essayer tous ensemble de construire un Québec d'entrepreneurs. J'apprécie ceux qui bougent et j'aimerais que tout le monde bouge comme à Shawinigan!»

Le maire, Michel Angers, ne peut évidemment que saluer cette initiative, qui ajoute une brique à l'édifice entrepreneurial de sa communauté.

«Nous avons des outils, mais ça prend aussi de l'argent pour que les rêves deviennent réalité», reconnaît-il.

AVOIRS QUI FRUCTIFIENT

La Fondation des Anciens de Shawinigan a entrepris ses activités en 1943. Elle a été incorporée deux ans plus tard et lors de la même année, J. Hubert Biermans versait le premier de ses deux dons de 25 000 $ pour encourager les jeunes à poursuivre des études universitaires. Ces deux importantes contributions, ajoutées à quelques autres totalisant une quarantaine de milliers de dollars, ont fructifié au fil des décennies pour en arriver à un fonds qui totalise 1,2 million $ aujourd'hui.

«Nous avons une gestion éclairée», sourit M. Hill. «Nous avons des experts en placements. Nous avons eu des périodes avec des taux d'intérêt de 12 % ou 13 %. Notre fonds est donc essentiellement constitué d'argent qui a fructifié.»

Au cours des 70 dernières années, la fondation a ainsi remis des bourses à 583 étudiants pour les appuyer dans leurs études universitaires. L'organisme compte environ 150 membres, mais M. Hill veut doubler les effectifs d'ici trois ans, stimulé par le nouveau volet entrepreneurial de sa mission.

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