La Coopérative forestière veut une réponse claire

Claude Dupuis, directeur général de la Coopérative forestière... (Photo: Audrey Tremblay)

Agrandir

Claude Dupuis, directeur général de la Coopérative forestière du Haut Saint-Maurice, exige des réponses du ministère.

Photo: Audrey Tremblay

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Audrey Tremblay
Le Nouvelliste

(La Tuque) Le directeur général de la Coopérative forestière du Haut Saint-Maurice, Claude Dupuis, commence à perdre patience. Depuis l'automne dernier, il demande haut et fort un volume de bois supplémentaire au gouvernement pour mettre en place une troisième faction à l'usine de Rivière-aux-Rats et investir 10 millions de dollars. On projette même la création de plus ou moins cinquante emplois en plus de la consolidation des emplois en forêt. Claude Dupuis, sans réponse depuis plusieurs mois, veut avoir l'heure juste.

«Le besoin de l'usine est là, il y a un projet sur la table, il y a du bois de disponible, il y aurait des emplois créés, et là ça stagne. C'est à l'étude, c'est à l'étude, c'est toujours à l'étude, tout le monde nous dit que c'est à l'étude.... Oui, mais c'est quoi qu'ils étudient? Ça, on ne le sait pas», déplore Claude Dupuis.Ce dernier ne comprend pas pourquoi la réponse tarde à venir. Déjà, à l'automne dernier, il soulignait l'urgence d'agir dans le dossier. Près d'une trentaine de personnes ont dû être mises à pied et, si la situation ne bouge pas, c'est près d'une vingtaine d'autres qui seront affectées au printemps.

«On veut commencer les travaux au printemps, et on est déjà tard au moment où l'on se parle. Quand on a rencontré le ministre à l'automne, on a demandé une décision avant les Fêtes et on nous avait dit de ne pas être inquiets... On est rendu au mois de février, voulez-vous me dire qu'est-ce qui se passe», se questionne M. Dupuis.

Le directeur général de la Coopérative forestière du Haut Saint-Maurice s'explique bien mal les délais et tente de comprendre. Il se questionne même à savoir si la rumeur de transaction entre Remabec et Kruger pourrait y être pour quelque chose.

«On savait que c'était dans l'air, mais est-ce qu'il pourrait y avoir un deal en train de se finaliser? Des demandes de bois supplémentaire ont certainement été faites, tout le monde veut du bois. Est-ce que le ministère attend l'annonce de la transaction? On n'arrête pas de spéculer et on paranoïe presque à savoir ce qui se passe»

«Le dossier de Remabec, si c'est pour se faire et consolider des emplois, que ce soit Kruger ou Remabec qui bûche le bois, c'est tant mieux. Ça fait virer l'économie du Haut Saint-Maurice et de la région, mais on ne veut pas être la victime d'une décision qui ne vient pas parce qu'il y a un autre projet à côté», ajoute Claude Dupuis

Ce dernier réitère que la demande est de 150 000 mètres cubes par année pour les trois années restantes dans le plan quinquennal. C'est donc 450 000 mètres cubes qu'il demande sur les 1,3 million de mètres cubes non récoltés, selon l'estimation du Forestier en chef.

«Il reste encore 850 000 mètres cubes encore de disponible pour d'autres projets. On ne veut pas la totalité, on veut juste une partie pour pouvoir faire nos projets [...]Le ministre doit nous dire si oui ou non il nous octroie du bois et pourquoi. On veut des réponses. C'est assez là», ajoute-t-il.

Au ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs, on confirme que le processus est toujours en cours.

«L'objectif du ministre Lessard est que cela se fasse le plus rapidement possible parce qu'on sait que cela peut avoir un enjeu considérable sur la consolidation d'emplois en région, mais il faut faire le processus correctement. On fait l'analyse dans l'objectif de pouvoir donner une réponse aux industriels dans les meilleurs délais possible», a confirmé l'attaché de presse du ministre Laurent Lessard, Pierre-Olivier Lussier.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer