Trois-Rivières et Bécancour s'unissent pour un Salon de l'emploi

Les maires de Trois-Rivières et Bécancour, Yves Lévesque... (Photo: Sylvain Mayer Le Nouvelliste)

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Les maires de Trois-Rivières et Bécancour, Yves Lévesque et Jean-Guy Dubois, ont annoncé la tenue d'un Salon de l'emploi le 9 avril à Trois-Rivières.

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Si le début de la relation a eu lieu à bord d'un bateau, c'est avec une vue imprenable sur le fleuve, au restaurant Le Poivre Noir, que les villes de Trois-Rivières et Bécancour ont franchi un pas de plus dans leurs fréquentations en s'associant pour le Salon de l'emploi organisé en sol trifluvien le 9 avril prochain

«On est un jeune couple qui teste ses complémentarités. On n'a pas l'intention de former d'autres structures, mais de raffermir nos complémentarités», a lancé le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois, qui n'a pas manqué de souligner le joli coup d'oeil du moment sur la rive sud.

Si l'édition 2014 était identifiée comme celle de Trois-Rivières et de la Mauricie, le Salon de l'emploi Trois-Rivières-Bécancour, prévu à la Bâtisse industrielle, vise plutôt à renforcer le concept de zone économique naturelle (zen) entre les deux villes riveraines.

Et quand on lui demande si l'ajout du maire de Shawinigan, Michel Angers, était envisagé dans l'exercice, son homologue de Trois-Rivières, Yves Lévesque, s'est contenté de rappeler l'esprit régional de l'organisme coordonnateur, Innovation et Développement économique (IDÉ) Trois-Rivières, par rapport à cet événement qui accueille déjà des employeurs d'ici et d'ailleurs.

«Bécancour a mis de l'argent dans le pot. Ce n'est pas une affaire politique, mais c'est pour les entreprises. Et si on peut faire un Salon à tous les mois dans toutes les municipalités, tant mieux», a fait savoir le premier magistrat trifluvien. «La dimension du Salon, c'est un autre débat», a renchéri le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois, qui parle d'une approche «très régionaliste».

En 2016, le Salon Trois-Rivières-Bécancour devrait avoir lieu sur la rive sud et le maire Lévesque a même lancé l'idée de réserver un siège à Bécancour au sein du conseil d'administration d'IDÉ Trois-Rivières. L'union des forces touristiques n'est pas exclue et le projet d'une navette est toujours envisagé.

«Bécancour, c'est chez nous. Sans le fleuve, il y aurait une grande ville. Un fleuve nous sépare, mais nos responsabilités et notre amitié nous rassemblent. On ne fait pas juste parler, on pose des gestes concrets», a indiqué Yves Lévesque.

En août 2014, les élus et intervenants des deux villes avaient participé à une traversée symbolique sur le Saint-Laurent, à bord de l'Alizé. Depuis, plusieurs rencontres ont eu lieu entre les deux groupes.

«Bécancour a des avantages incroyables avec le parc industriel. Et si le critère de la main-d'oeuvre est primordial pour attirer des entreprises, la nouvelle génération recherche un milieu de vie et Trois-Rivières mise beaucoup là-dessus, ayant investi énormément d'argent depuis 2002 dans nos équipements sportifs et culturels», explique le maire trifluvien, pour qui «un emploi à Bécancour, c'est un citoyen à Trois-Rivières».

Son homologue de Bécancour, Jean-Guy Dubois, a soulevé le fait que «1500 personnes traversent» pour le travail.

«Le fleuve sert de coupure. On est dans la zone 17, à un kilomètre de la zone 4. Ça cause toutes sortes de situations. Mais au-delà de la division administrative, on est capable d'avoir une relation et de se parler pour être plus forts et plus efficaces», a-t-il fait remarquer.

Le maire Lévesque a donné comme exemple de frustration administrative Investissement Québec qui a des bureaux à Drummondville et Trois-Rivières. Tout comme il aimerait que les deux maires soient invités à la table de la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour en fin de processus pour accueillir une entreprise.

Le duo a été invité à commenter la tenue d'audiences du BAPE dans le dossier de Stolt LNGaz. Si Jean-Guy Dubois a rappelé la position de la MRC de Bécancour qui souhaitait plutôt une médiation pour sauver du temps, Yves Lévesque a parlé d'un problème plus général au Québec alors que selon lui, les diverses obligations viennent souvent compliquer la vie des promoteurs.

Lors de la deuxième édition l'an dernier, le Salon de l'emploi avait accueilli quelque 4000 visiteurs et présenté près de 80 exposants. Les employeurs qui souhaitent réserver un kiosque (21 l'ont déjà fait) sont invités à le faire dès maintenant en remplissant le formulaire sur le site Internet www.salon-emploi.ca.

La date limite d'inscription est le 20 mars 2015. Une mise à jour régulière de l'information sur ce site permettra aussi aux chercheurs d'emploi de consulter la liste des exposants inscrits pour cette édition.

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