Vers une autre baisse des taux?

Le vice-président et gestionnaire de portefeuille, Valeurs mobilières... (Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Le vice-président et gestionnaire de portefeuille, Valeurs mobilières Desjardins, Michel Doucet.

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le vice-président et gestionnaire de portefeuille, Valeurs mobilières Desjardins, Michel Doucet, ne serait pas étonné de voir la Banque du Canada abaisser à nouveau son taux directeur après l'avoir fait de manière surprenante la semaine dernière, en le faisant passer de 1 % à 0,75 %.

«Le marché semble se dessiner vers ça. Il n'y a pas d'institutions financières qui étaient préparées à ça. En étant la première à baisser les taux et naviguer à contre-sens, la Banque du Canada a été vite pour intervenir avec le rhume albertain», a fait remarquer celui qui se demande toutefois où elle était quand le Québec et l'Ontario souffraient de la maladie hollandaise.

Selon lui, la Banque du Canada ne saura résister à la tentation de récidiver, tout comme, dit-il, on ne peut se contenter de «juste un biscuit Oréo ou d'une seule Pringle», une fois qu'on en mange. Et il trouve que la structure de taux ressemble de plus en plus à celle de l'Europe.

Le conférencier du jour à la Chambre de commerce et d'industries de Trois-Rivières a rappelé qu'en décembre, cette même Banque du Canada disait pourtant s'inquiéter de l'endettement des ménages et de la surévaluation immobilière.

Mais en plus de sourire aux exportateurs, la baisse du taux directeur permettra de remettre 500 dollars par année dans les poches des ménages, soit l'équivalent d'une hausse salariale de plus de 1 %, «ce qui est non négligeable». À cela s'ajoute un prix de l'essence avantageux pour le consommateur. «La table est mise pour un baril de pétrole entre 40 et 50 dollars», prévoit le spécialiste tout en faisant allusion à cette partie de bras de fer entre l'Arabie Saoudite et les producteurs de gaz de schiste.

Par ailleurs, les difficultés de l'Alberta pourraient se refléter par une péréquation à la baisse pour le Québec. «Et si c'était quatre milliards au lieu de trois milliards qu'il faudrait aller chercher?», a-t-il soulevé par rapport aux compressions québécoises, évoquant une hausse de la TVQ ou des frais de garde pour y parvenir, après les trois milliards «qu'on est allé chercher chez les médecins, la fonction publique et du saupoudrage».

De plus, M. Doucet parle de perspectives mondiales inégales avec une lente reprise en Europe et des États-Unis «en pole position». «Le marché du travail est dynamique et l'économie prend enfin son envol après que les ménages eurent frappé le mur en 2008», conclut celui qui a finalement proposé aux gens d'affaires différentes stratégies d'investissement.

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