Centre d'expertise: Bécancour digère mal le refus d'hydro-québec

Dans l'ordre habituel, on retrouve Jean-Guy Dubois, maire... (Stéphane Lassard)

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Dans l'ordre habituel, on retrouve Jean-Guy Dubois, maire de Becancour, Donald Martel, député de Nicolet-Bécancour, et Martine Pépin, directrice générale de la CCICQ.

Stéphane Lassard

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Bécancour) À la suite du refus d'Hydro-Québec de créer un centre d'expertise régional, le député de Nicolet-Bécancour, Donald Martel, réclame une rencontre avec le président de la société d'État, Thierry Vandal, pour qu'il justifie la position rapportée dans Le Nouvelliste via sa porte-parole Marie-Élaine Deveault.

«Je lui demande d'avoir le courage de venir nous rencontrer», a-t-il lancé, mercredi, aux côtés du maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois, et de la directrice générale de la Chambre de commerce et d'industrie du Coeur-du-Québec (CCICQ), Martine Pépin.

Selon M. Martel, la proposition du Syndicat professionnel des ingénieurs d'Hydro-Québec faisait consensus chez les parlementaires. «Avec le projet de réfection, des ingénieurs ont décidé de venir travailler dans la région et 80 d'entre eux, au talent exceptionnel, sont toujours en poste à Bécancour. Il n'est pas trop tard pour renverser cette décision. Les gens sont toujours en place et le site de la centrale dispose de suffisamment d'espaces à bureaux pour accommoder tout le monde», a-t-il soutenu.

À son avis, la présence d'un tel centre d'expertise pourrait donner à l'économie régionale le coup de pouce dont elle a besoin à l'heure actuelle puisqu'il s'agit du maintien de salaires élevés qui ont un impact considérable sur le marché immobilier, le commerce de détail, la restauration et les services.

«Les gens de Gentilly et de la région ont été des partenaires extraordinaires dans l'aventure de la centrale et Hydro a toujours pu compter sur eux. Jusqu'en 2012, on leur faisait miroiter une prolongation pour 25 ans pour ensuite leur annoncer une fermeture brutale. La société d'État a une dette envers eux», a précisé le représentant de la CAQ.

Reprochant à la société d'État d'avoir jeté près de deux milliards de dollars dans le fleuve, M. Martel veut rappeler qu'il y a eu un prix à payer par rapport au nucléaire. Et il soupçonne la haute direction d'en faire un cas de principe du genre «jamais ils n'auront un centre d'expertise», et ce, sans aucune justification. «Des travaux de génie, ça peut se faire à distance. Et les roulottes, ce n'est pas une décision des ingénieurs. On s'est précipité à rendre inutilisable le bâtiment actuel», déplore-t-il.

Le représentant caquiste a rapporté que le syndicat se battait devant les tribunaux pour faire respecter sa convention collective alors que des firmes comptant d'anciens employés seraient embauchées.

«Et avec 100 millions de dollars en sous-contrats, il y a moyen de rentabiliser les opérations d'un centre d'expertise», prétend celui qui s'élève contre la présence de Louise Pelletier au registre des contractuels d'Hydro-Québec alors qu'elle vient de prendre sa retraite comme responsable du dossier de Gentilly-2.

Pour sa part, le maire Jean-Guy Dubois a donné l'illustration d'un accident routier. «Quand tu frappes quelqu'un sur la route, tu vas voir l'état du blessé. On ressent de la froideur, de l'indifférence de la part d'Hydro-Québec», perçoit le premier magistrat.

Le député Martel espère donc obtenir une rencontre avec le président Vandal dans les plus brefs délais et il sollicite l'appui, dit-il, de tous ceux qui ont à coeur la relance de l'économie régionale. «On a une cause commune. On a le droit d'être respecté là-dedans», conclut Donald Martel.

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