ANALYSE

Quand le meilleur reste à venir

Le ministre délégué aux Petites et Moyennes entreprises,... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

Agrandir

Le ministre délégué aux Petites et Moyennes entreprises, à l'Allègement réglementaire et au Développement économique régional et responsable de la région de la Mauricie Jean-Denis Girard.

Photo: François Gervais, Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Si certains pouvaient encore en douter, la région est définitivement passée en mode post-industriel avec la disparition relativement récente des usines Laurentide et Rio Tinto Alcan à Shawinigan. Évidemment, la grande entreprise aura toujours sa place, particulièrement dans le parc d'État de Bécancour. Mais force est d'admettre que l'avenir passe par la PME et la diversification économique.

Cette diversification est même perceptible dans les grands projets déjà annoncés sur la rive sud. Même si ce n'est pas pour 2015, leur réalisation propulserait la région dans les secteurs de l'urée, des terres rares et de la liquéfaction de gaz naturel. Et même si son existence est un douloureux rappel de la fermeture de Gentilly-2, le Fonds de 200 millions de dollars restera cette année un outil valable pour soutenir les entrepreneurs dans leurs démarches de consolidation et de développement. Jusqu'à présent, une somme de 38,6 millions de dollars a été utilisée.

«En 2014, on a mis la table au niveau des PME», se plaît à affirmer le ministre régional, Jean-Denis Girard, énumérant une série de mesures mises de l'avant par son gouvernement dont la réduction progressive du taux d'imposition sur le revenu des PME manufacturières de 8 % à 4 % d'ici le 1er avril 2015. 

À son avis, «le vent commence à tourner» alors que le taux de chômage de 6,5 % à Trois-Rivières fait maintenant l'envie des villes comme Saguenay (9,6 %). Et depuis l'arrivée des libéraux, ce chiffre est passé de 10,1 % à 7,3 % en Mauricie, ce qui en fait la région ayant connu la plus forte baisse de son taux de chômage au Québec (-2,8 %). 

Toujours en Mauricie, depuis l'élection d'avril 2014, pas moins de 764 emplois ont été créés et 414, consolidés, via les 38 annonces au total faites sur le territoire mauricien, incluant les projets annoncés dans le cadre du Fonds de diversification économique.

«On sent du positivisme. On a des bases solides. Les exportations sont en hausse, les ventes au détail sont en croissance. On est en train de relever tout un défi. On est capable de redresser les finances tout en gardant une croissance économique», confie le ministre délégué aux PME, qui n'est pas peu fier des différents moyens déployés pour le capital de risque et l'entrepreneuriat.

Et c'est sans compter que les indicateurs de la construction placent la Mauricie parmi les trois seules régions à afficher des volumes à la hausse pour 2015. Et le député de Trois-Rivières évoque, entre autres, la phase 2 du CHRTR et la modernisation du port trifluvien.

«Avec les centres d'appels Desjardins, à Trois-Rivières, et CGI, à Shawinigan, il faut continuer sur cette lancée-là», soutient M. Girard, parlant de créneaux porteurs tels que les technologies de l'information et, aussi, la transformation métallique.

Pour le ministre, la saine gestion («ce n'est pas de l'austérité», précise-t-il), force à revoir le modèle. «On doit se positionner, se donner une vision et une stratégie. Il faut donner le pouvoir aux régions pour faire le développement. Il faut travailler de façon concertée et régionale. L'argent est là pour nos entrepreneurs qui se disent

ralentis par les structures», indique-t-il.

Pour ce détenteur d'un MBA en gestion du changement, il faut faire autrement, différemment, comme ce fut le cas à Shawinigan avec le Groupe tactique d'intervention économique.

À l'écouter, le meilleur reste à venir...

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer