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Grève de 24 heures à la Wayagamack: non à un «gel» salarial de 9 ans

Malgré le froid sibérien, les syndiqués de Kruger-Wayagamack... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

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Malgré le froid sibérien, les syndiqués de Kruger-Wayagamack affichaient leur détermination pour obtenir un contrat de travail satisfaisant.

Photo: François Gervais, Le Nouvelliste

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Voulant dénoncer la lenteur des négociations, c'est dans un froid sibérien que les 275 syndiqués de l'usine Kruger-Wayagamack ont tenu une journée de débrayage mercredi et ce, conformément au fort mandat de grève obtenu l'automne dernier auprès des membres.

Le président de la section locale 222Q, François... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste) - image 1.0

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Le président de la section locale 222Q, François Dupont, et son homologue de la section locale 216, Denis Rousseau.

Photo: François Gervais, Le Nouvelliste

Sur une ligne de piquetage passablement en mouvement devant le poste d'accueil pour éviter les engelures, les travailleurs avaient des allures de Frédéric Dion avant d'aller se réchauffer à tour de rôle dans la roulotte mise à leur disposition.

Si les sections locales 216 et 222Q du syndicat Unifor ont décidé d'exercer pareil moyen de pression, c'est que les pourparlers piétinent «depuis bien trop longtemps». Ces derniers jours, l'employeur a déposé une offre en dessous du règlement modèle de l'industrie du papier alors qu'historiquement, «les représentants de l'employeur savent très bien que nous ne négocierons pas en bas du contrat modèle», a expliqué Joël Vigeant, représentant national d'Unifor dans ce dossier

En plus de ne pas offrir ce qui a été négocié dans le groupe du papier, l'employeur veut augmenter la contribution des salariés au régime de retraite sans qu'aucune bonification de la valeur de la rente pour le futur ne soit faite. Pourtant, le syndicat fait remarquer que les autres usines dans l'industrie bénéficient déjà d'un régime plus avantageux et ce, depuis 2004.

«Ils ne nous donnent pas ce que le pattern prévoit tout en nous demandant de payer plus pour un moins bon régime de retraite. Assez, c'est assez, voilà le message des gens», a indiqué M. Vigeant. 

Celui-ci rappelle que la compagnie Tembec a essayé la même chose récemment et, après une grève de quelques semaines, «heureusement, elle a compris que le règlement modèle devait être respecté», fait valoir le porte-parole syndical avant d'ajouter que «c'est dans le même esprit que le syndicat espère un retour rapide à la table de négociation afin d'en arriver une fois pour toute à un règlement».

Le dernier contrat de travail de la cinquantaine de papetiers ainsi que des 225 employés de production et de maintenance a pris fin le 30 avril 2010. Après une cinquantaine de rencontres de négociations avec la partie patronale, le syndicat a jugé nécessaire de déclencher ce débrayage de 24 heures.

Selon le président de la section locale 216, Denis Rousseau, il n'est pas question d'accepter un gel salarial de 2010 à 2019 alors que le tout récent contrat modèle offre des hausses annuelles de 2 %. Et du côté de la maintenance, il déplore le plan de match de l'employeur qui ferait passer le nombre de travailleurs de 80 à 20 d'ici quatre ans en ne remplaçant pas les départs à la retraite.

Au terme de ce moyen de pression, le syndicat va évaluer la réaction de l'employeur qui donne l'impression de s'être rendu au bout de ses offres, d'où l'absence de nouvelles dates de négociations. Le scénario d'une grève générale illimitée n'est pas exclu.

Ne craignent-ils pas une fermeture d'usine si jamais le conflit devait paralyser la production à long terme? «On n'est pas plus mal foutu qu'ailleurs. Il n'y a pas de crainte, les clients sont là, les machines sont neuves et le papier est vendu. Ce n'est pas le même plan que Belgo et Laurentide. Nous, on est dans le papier couché et non la gazette», conclut M. Rousseau.

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