Grève de 24 heures à la Wayagamack: la lenteur des négos en cause

Les syndiqués de la Wayagamack dénoncent la lenteur... (Photo: François Gervais Le Nouvelliste)

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Les syndiqués de la Wayagamack dénoncent la lenteur des négociations visant le renouvellement de la convention collective.

Photo: François Gervais Le Nouvelliste

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La production de l'usine Kruger-Wayagamack est paralysée depuis 7 h mercredi matin par une grève de 24 heures déclenchée par ses 275 travailleurs qui expriment ainsi leur lassitude devant la lenteur des négociations visant à renouveler leur convention collective.

Le dernier contrat de travail des papetiers ainsi que des employés de production et de maintenance a pris fin le 30 avril 2010. Après une cinquantaine de rencontres de négociations avec la partie patronale, le syndicat estime que la mise en place de solides moyens de pression est rendue nécessaire.

«Les négociations n'avancent pas comme on voudrait, constate Joël Vigeant, représentant national d'Unifor. On a tenu une assemblée d'information la semaine dernière pour informer les membres sur les discussions qu'on a eues avec l'employeur, pour leur parler des propositions de l'employeur et du syndicat. On a déjà un mandat de grève depuis la fin du mois d'octobre. On a décidé de faire la grève de 24 h, on a informé les gens et ils sont à l'aise avec ça.»

Le mandat de grève a été appuyé à 98 % par la cinquantaine de papetiers et à 97 % par les quelque 225 personnes de la production et de la maintenance.

«On négocie depuis novembre 2013. On a eu 50 rencontres, dont 15 en conciliation. On sent qu'on doit mettre de la pression pour que ça avance», soutient M. Vigeant, en rappelant que depuis la fin de la convention collective, Kruger a notamment réglé le dossier des travailleurs de l'usine du boulevard Kruger.

Selon le représentant syndical, plusieurs points ont été réglés depuis le début des négociations. La question salariale et le sujet du régime de retraite sont au coeur de la mésentente entre les deux parties.

Cette grève de 24 heures pourrait être suivie de moyens de pression d'importance, si jamais rien ne bouge à la suite de cette interruption de production.

Invitée à donner sa version des faits, la direction de Kruger a préféré ne pas commenter la situation.

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