Le Poivre noir s'associe au Fin quartier

Nathalie Milette suit de très près le chantier... (Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste)

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Nathalie Milette suit de très près le chantier de construction du Fin quartier, dans le secteur Shawinigan-Sud.

Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Ça ne se bouscule pas encore aux portes du Fin quartier à Shawinigan, mais une première association donne une idée de la couleur que souhaite donner Nathalie Milette à ce rendez-vous épicurien. En effet, la femme d'affaires a conclu une entente avec Le Poivre noir, qui prévoit que le fameux restaurant cinq étoiles de Trois-Rivières sera retenu comme traiteur pour les activités qui se dérouleront à cet endroit.

«Si Daniel-Yves Durand a vu le potentiel du concept, si la qualité du produit lui convient, j'en suis très contente!», se réjouit Mme Milette.

Le copropriétaire du Poivre noir explique qu'un designer a mis les deux parties en contact. Le courant a passé instantanément.

«Je pense que c'est une alliance intéressante», souligne M. Durand. «C'est la première fois que nous associons notre service de traiteur à un complexe hôtelier ou alimentaire. Le Poivre noir ne peut s'associer qu'à une entreprise de qualité. Nous possédons le seul restaurant cinq étoiles entre Montréal et Québec et ça se perd très vite. On ne pourra pas non plus multiplier ce genre de développement, parce qu'on veut garder la main haute sur la qualité.»

Le service de traiteur sera offert aux groupes qui réserveront une salle au deuxième étage, mais M. Durand n'est pas fermé à l'idée de prendre encore plus de place au Fin quartier.

Nathalie Milette avait annoncé son projet en grande pompe en avril 2013. Elle veut faire du Fin quartier le rendez-vous des amateurs de fine gastronomie. Le rez-de-chaussée doit accueillir des boutiques spécialisées tandis qu'à l'étage, des salles de conférences, des ateliers de formation culinaire et diverses activités sont prévues. Elle veut faire de l'endroit un site idéal pour organiser des cuisines communautaires ou des lancements de produits, par exemple.

La propriétaire s'attendait à accueillir ses premiers clients au printemps 2014, mais le rendez-vous a été reporté d'un an. À ce jour, elle n'est toujours pas parvenue à s'entendre avec un locataire. Devant cette incertitude, elle préfère mettre la priorité sur l'aménagement du deuxième étage, qu'elle souhaite inaugurer d'ici quatre ou cinq mois.

Le vertige du pionnier

L'immeuble a pris forme à la jonction des 5e et 12e Avenues, dans le secteur Shawinigan-Sud. Il témoigne de l'ambition du projet: environ 2500 mètres carrés de surface sur deux étages, avec terrasse ombragée par des arbres du côté de la 12e Avenue et un stationnement de 110 places.

Pour la seule construction de la coquille, la femme d'affaires estime l'investissement à 2,2 millions $. Difficile de ne pas ressentir un petit vertige en constatant l'ampleur du projet, mais Mme Milette persiste et signe.

«Jusqu'ici, j'ai fait ce que j'avais dit», fait-elle remarquer. «Je sais que des gens ont dit que c'était de la frime, que je ne construirais jamais ce bâtiment. Avec ses cheveux blancs, mon papa m'a toujours dit de faire mes affaires, que s'il fallait écouter tout ce que les gens ont à dire dans la vie, on n'avancerait jamais.»

«Il n'y aura rien de pareil ailleurs», ajoute-t-elle. «Je mets la barre haute, je l'avoue, mais ce n'est pas contre ma nature.»

Jusqu'ici, les réserves sont particulièrement exprimées par des commerçants implantés à Shawinigan, qu'elle tente de convaincre de déménager ou d'ouvrir une nouvelle place d'affaires au Fin quartier. Mme Milette comprend les hésitations, mais elle prévient qu'elle ira de l'avant de toute façon et que ceux qui laisseront passer l'occasion pourraient s'en mordre les doigts.

«La compétition, c'est sain», exprime-t-elle. «Le soleil brille pour tout le monde. Je veux emmener des commerçants de la région, mais je ne peux pas croire à leur place. J'espère que les gens d'affaires voient ce projet comme une opportunité plutôt qu'une menace. À un moment donné, tout va s'attacher.»

M. Durand rappelle que la route est toujours parsemée d'embûches pour les défricheurs.

«Quand on est des pionniers, c'est toujours périlleux», réfléchit-il. «Ceux qui suivront n'auront pas ce stress. Au Poivre noir, on nous prédisait une faillite à l'intérieur des six premiers mois. Un restaurant cinq étoiles à Trois-Rivières, ça ne se pouvait pas! On s'achemine vers notre huitième année. On n'a pas perdu nos étoiles, ni nos culottes! Au contraire, nous avons investi dans une salle de conférence et une terrasse qui est la première cuisine extérieure au Québec.»

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