Pour l'étiquetage des produits régionaux

De gauche à droite: Jean-Guy Doucet, président de... (Photo: François Gervais Le Nouvelliste)

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De gauche à droite: Jean-Guy Doucet, président de Moisson Mauricie qui reçoit les dons au nom des organismes communautaires, Louis-Joseph Beaudoin, président du Syndicat des producteurs bovins de la Mauricie, et Jean-Marie Giguère, président de la FUPAM.

Photo: François Gervais Le Nouvelliste

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La Fédération de l'UPA de la Mauricie (FUPAM) est en train de développer un système d'étiquetage qui permettrait aux consommateurs d'identifier les produits locaux et régionaux.

Le président de la FUPAM, Jean-Marie Giguère, indique que le projet se fera attendre encore un peu parce qu'il y a des normes à appliquer, mais il demande entre-temps à la Mauricie de soutenir ses producteurs agricoles locaux et régionaux et suggère aux consommateurs de demander aux chaînes de distribution alimentaires d'identifier la provenance des produits régionaux qu'elle vend. «Demandez-le», propose-t-il.

«On a le meilleur porc au monde. C'est malheureux que des chaînes d'alimentation n'aient aucune pièce de porc présentement qui provienne du Québec», déplore-t-il. «Je m'excuse, mais à quelque part, il y a un problème», estime-t-il. «Il y a des chaînes qui vendent en grandes quantités, mais le porc est américain. Il est pourtant disponible, le porc, au Québec», plaide-t-il.

M. Giguère a déploré, hier, l'abolition des CRE (Conférences régionales des élus) et des CLD (Centres locaux de développement) par la gouvernement Couillard. «Ça nous touche beaucoup parce qu'on a un organisme qu'on a développé depuis huit ans (avec ces partenaires), le PDAAM (Plan de développement de l'agriculture et de l'agroalimentaire de la Mauricie) qui est en action depuis cinq ans.

Il y a de moins en moins de fermes, indique M. Giguère. «Il y a une dizaine d'années, on avait au-delà de 600 fermes laitières en Mauricie. Aujourd'hui, on en compte moins de 245. Les volumes de lait augmentent, les terres n'ont pas diminué, elles sont cultivées, donc c'est très important que la consommation se fasse localement. La seule industrie laitière de transformation qu'on avait en Mauricie (la Crèmerie des Trois-Rivières) va fermer ses portes», rappelle-t-il, pour illustrer les impacts du phénomène.

«C'est inconcevable. On a un message à lancer», estime-t-il.

«Comme société, on se doit d'accompagner nos producteurs agricoles par l'achat local et l'achat régional et on ne le dira jamais assez. L'appui populaire autour de nos activités agricoles est nécessaire pour maintenir une agriculture viable», dit-il en ajoutant que beaucoup de jeunes producteurs, de nos jours, doivent aller chercher un revenu à l'extérieur de leur ferme afin de pouvoir faire survivre celle-ci. «C'est inquiétant», fait valoir le président de la FUPAM.

«On pourrait faire davantage au niveau régional. On a besoin du soutien collectif», dit-il.

Jean-Marie Giguère tenait ces propos, hier, dans le cadre de la conférence de presse annonçant la remise de près de 5000 $ en denrées aux plus démunis pour le temps des Fêtes.

Les Éleveurs de porcs de la Mauricie, le Syndicat des producteurs bovins de la Mauricie, les Producteurs de lait de la Mauricie ainsi que le Syndicat des producteurs acéricoles de la Mauricie ont tous contribué à cette guignolée qui en est à sa troisième année.

Ce don en produits frais, qui a été remis à Moisson Mauricie et Centre-du-Québec et à une douzaine d'organismes communautaires de la région, représente 1400 litres de lait, 45 kilos de viande de boeuf, 375 kilos de porc, 30 litres de sirop d'érable et 1133 kilos de pommes de terre.

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