Olin: inquiétudes pour les emplois qui restent

Que va-t-il advenir des 130 emplois qui subsistent... (Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste)

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Que va-t-il advenir des 130 emplois qui subsistent à l'usine Olin?

Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste

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Olivier Gamelin
Le Nouvelliste

(Bécancour) «Attristés» serait un euphémisme pour traduire la réaction des acteurs économiques et politiques de Bécancour à la suite de l'annonce de l'usine Olin de licencier 47 employés à la veille de Noël.

«Atterré» serait plus à propos, du moins en ce qui concerne le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois, qui s'inquiète, à l'heure qu'il est, pour les quelque 130 emplois qui subsistent. Selon lui, cette mauvaise nouvelle prolonge davantage le «lendemain de veille» qui prévaut sur la région depuis la fermeture de la centrale Gentilly-2.

«Depuis deux ans il n'y a pas eu beaucoup de nouvelles positives pour Bécancour», se désole le premier magistrat. «Maintenant, qu'est-ce qui va arriver avec les autres employés? Je ne peux pas m'empêcher de poser la question. Qu'est-ce que va faire Olin? La compagnie continuera-t-elle à exploiter à 5 % de ses capacités? Je n'ai reçu aucune confirmation de rien là-dessus.»

Une appréhension partagée par le président de la Chambre de commerce et d'industrie du Coeur-du-Québec, Jean-Guy Doucet.

«C'est beaucoup d'emplois perdus pour Bécancour», souligne-t-il. «À partir du moment où on perd une moitié d'usine, où une moitié de l'usine ferme et déménage aux États-Unis, faut quand même être vigilant pour les emplois qui restent.»

À ce propos, le président et directeur général de la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour, Maurice Richard, se veut plus rassurant. Selon lui, Olin est à Bécancour pour y demeurer.

«Il n'y a jamais de bon moment pour une mauvaise nouvelle», souligne-t-il d'emblée. «Quant aux emplois restants, je n'ai pas d'inquiétude. La partie nouvelle d'Olin, ce n'est pas une vieille usine, c'est une usine de haute qualité, de haute sécurité, donc honnêtement je n'ai pas cette inquiétude.»

«Je crie au secours», renchérit pour sa part le député de Nicolet-Bécancour, Donald Martel. «Le gouvernement doit mettre sur pied, sans tarder, un plan de développement économique et énergétique. Je pense sincèrement que si on avait une approche agressive, on ferait des annonces positives pour le parc industriel de Bécancour, on ne gérerait pas encore sa décroissance», estime-t-il.

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