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Québec sensible au projet d'investissement de Produits forestier Résolu

Richard Savard, sous-ministre au ministère des Forêts, de... (Photo: Courtoisie)

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Richard Savard, sous-ministre au ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs.

Photo: Courtoisie

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Laurent Lessard, devrait dévoiler très bientôt les nouveaux volumes de bois attribués à partir des aires qui n'ont pas été récoltées au cours de la période 2008-2013. Produits forestier Résolu suit la situation de très près, puisque la compagnie vise à obtenir 150 000 mètres cubes supplémentaires pour réaliser un projet d'expansion à sa scierie de Rivière-aux-Rats.

Il s'agit d'un investissement de 10 millions de dollars qui créerait une cinquantaine d'emplois. Pour obtenir le volume de bois recherché, PFR mise sur les 100 000 mètres cubes promis pour l'usine Laurentide de Shawinigan en début d'année, qui n'ont finalement jamais été livrés. La fibre non récoltée devient également attrayante dans ce contexte.

Rappelons qu'en octobre, le Forestier en chef a déterminé qu'entre le 1er avril 2008 et le 31 mars 2013, 2 071 200 mètres cubes de bois attribués étaient restés en forêt en Mauricie. Sur ce volume, tout près de 400 000 mètres cubes sont situés dans des secteurs facilement accessibles.

Produits forestiers Résolu martèle qu'il existe du bois disponible en quantité, mais les contraintes imposées par Québec freinent sa récolte. Encore vendredi, en annonçant la fermeture de son usine à Iroquois Falls et de deux machines à papier au Québec, la multinationale pointait les difficultés d'approvisionnement comme un irritant.

«Résolu dit qu'il y a des volumes non récoltés dans la région, alors il faudrait leur donner», résume Richard Savard, sous-ministre au ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs. «Actuellement, nous procédons à la caractérisation de ces volumes. Le ministre a dit qu'il allait les attribuer, mais il faut nous laisser le temps.»

«Le ministre Lessard est en affaires et il ne laisse pas le bois dormir en forêt», appuie le sous-ministre. «Quand on peut créer de l'activité économique, on le fait, sans compromettre la pérennité de la ressource. S'il y a du bois, on va l'attribuer. C'est une question de semaines.»

M. Savard se dit «conscient» des projets d'investissements de Produits forestiers Résolu à La Tuque, mais du même souffle, il rappelle que la possibilité forestière en Mauricie baissera de 4 %, ou 186 000 mètres cubes, à compter du 1er avril 2015. Les nouveaux volumes seront donc attribués avec circonspection.

Les ravages des feux de l'été 2010, la mise en place de nouvelles aires protégées, l'augmentation de la proportion de rétention de volumes dans les coupes totales à titre de legs biologiques et le maintien de proportions de vieilles forêts et de forêts en régénération expliquent cette révision à la baisse de la possibilité forestière dans la région.

Sensibilisation

Au cours des quatre derniers mois, le sous-ministre a réalisé une douzaine de rencontres avec les acheteurs de produits des compagnies forestières pour échanger sur les pratiques québécoises. Il se présente comme le mandataire du propriétaire de 90 % de la forêt du territoire. Il s'agit d'une première démarche du genre.

«Le gouvernement ne défend pas souvent ses affaires, alors qu'on est attaqué de temps en temps. Ça cause des dommages en terme d'emplois et on pense que c'est injustifié. On ne massacre pas nos forêts, on reboise chaque hectare», explique M. Savard, qui rappelle que 60 000 personnes travaillent dans ce secteur au Québec.

«Jusqu'ici, ça a donné de très bons résultats. Dans certains cas, ça a calmé le jeu. Nous avons notamment rencontré Home Depot, qui achète beaucoup de deux par quatre au Québec. Ça a été une rencontre décisive. On s'est fait dire qu'aussi longtemps que le Québec continuerait à aménager les forêts de cette façon, ils achèteront du bois.»

M. Savard considère que le gouvernement a atteint un bel équilibre entre la protection de la ressource et les possibilités forestières. Selon lui, il gagne à le faire connaître. «L'acheteur américain ne veut pas de controverse sur l'achat de ses produits», souligne-t-il. «Il veut avoir du bois d'une juridiction où les gens s'occupent de leurs affaires.»

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