Fermeture de Finition UV Crystal: perte de 27 emplois

Finition UV Crystal de St-Tite, spécialisée dans la... (Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Finition UV Crystal de St-Tite, spécialisée dans la finition de planchers de bois franc depuis 1997, vient de fermer ses portes.

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Louise Plante
Le Nouvelliste

(Saint-Tite) Malgré un accompagnement serré du Centre local de développement de Mékinac, Finition UV Crystal de Saint-Tite, spécialisée dans la finition de planchers de bois franc depuis 1997, propriété de la famille Sylvestre de Berthier, vient de fermer ses portes, victime de la conjoncture économique et du ralentissement dans le secteur de la construction. Au total, c'est une trentaine d'emplois perdus.

Le directeur général du CLD, Patrick Baril, a confié avoir suivi personnellement l'entreprise depuis plusieurs mois pour trouver une solution de transition et même avoir tenté de dénicher un acheteur mais en vain, puisque ceux qui auraient pu être intéressés oeuvrent dans le même secteur avec forcément les mêmes contraintes économiques.

«Nous étions au courant de la situation depuis plusieurs mois et nous avions envisagé plusieurs scénarios. Nous les avons aussi accompagnés auprès d'éventuels acheteurs. Ils se sont comportés en bon citoyen corporatif, vraiment. Il y a eu des efforts autant du côté patronal que syndical. La nouvelle ne nous surprend donc pas puisque nous avions été intégrés à la démarche pour tenter de sauver l'entreprise. Mais bon, ils sont vraiment victimes du contexte économique dans le secteur du bois. C'est difficile partout au Québec. Tous les éventuels acheteurs ciblés ont dit éprouver eux aussi trop de difficultés en ce moment pour investir. Malheureusement, l'entreprise a dû prendre cette décision. Il n'y a pas de bon moment pour annoncer ça, mais je pense que cela s'est fait de façon correcte.»

M. Baril précise que l'immeuble occupé par Finition UV Crystal appartient à la Corporation de développement économique de Saint-Tite et qu'au moins l'actif demeure dans le milieu. Le CLD a par ailleurs déjà entrepris une réflexion afin de trouver un autre locataire industriel pour ce bâtiment et récupérer cette perte d'emplois. «Trente emplois, ça fait mal à Saint-Tite, mais comme on sentait venir ça, on est déjà en train de réfléchir à la manière de les remplacer.»

Par ailleurs, M. Baril assure qu'il n'y pas dans Mékinac d'autres entreprises en péril reliées au secteur de la construction et donc qu'il n'envisage pas d'autres fermetures.

De son côté, le maire de Saint-Tite, André Léveillé, se dit très déçu de la disparition de cette usine tout en reconnaissant que tout a été tenté pour la sauver. Ce dernier venait tout juste de s'entretenir avec le directeur général de l'entreprise, Marcel Charette. «C'est un homme qui avait pris le dossier à la suite de changements de régie interne, il y a trois ans. Il a tout fait pour relancer l'usine qui connaissait des difficultés. L'entreprise est vraiment victime de la mondialisation des marchés. Il y avait de très bons employés dans cette usine qui offrait un produit de qualité. Mais le marché du bois de plancher ce n'est pas facile. Je sais aussi qu'ils ont travaillé sur cinq dossiers d'acheteurs potentiels qui oeuvraient dans ce milieu. Tous les efforts ont été faits, vraiment. C'est une perte d'emplois qui n'est pas facile à prendre ce matin à Saint-Tite», a reconnu le maire.

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