Sotrem-Maltech à Shawinigan: des millions de dollars à investir

Depuis le 1er novembre, l'ancien centre de coulée... (Photo: Sylvain Mayer Le Nouvelliste)

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Depuis le 1er novembre, l'ancien centre de coulée de Rio Tinto Alcan porte le nom de Shawinigan aluminium, une référence à l'importance de la communauté dans le développement du métal blanc en Amérique du Nord.

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Le Groupe Sotrem-Maltech dispose d'une période de deux ans pour changer l'approvisionnement en eau de production de sa division Shawinigan aluminium et ainsi, se conformer aux exigences du ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques.

Voilà l'un des éléments majeurs des investissements à venir pour le nouveau propriétaire du centre de coulée du boulevard Saint-Sacrement. Ces sommes devraient voisiner les dix millions de dollars d'ici 2017.

Bien que le gouvernement avait le goût de sabler le champagne hier midi pour célébrer la poursuite des activités de la dernière partie en exploitation de l'ancienne aluminerie, le travail commence à peine. Le MDDELCC a fini par accepter de repousser de deux ans l'engagement du conseil municipal de Shawinigan à retirer le site de son réseau d'aqueduc pour la production, ce qui ne fait que retarder l'échéance.

Dans le cadre des négociations pour conserver ses sources d'approvisionnement en eau potable, la Ville avait convenu, par souci d'économie, de soustraire l'ancienne aluminerie du réseau au plus tard le 31 décembre 2014.

«L'histoire avec le ministère de l'Environnement était assez critique», convient Michel Boudreault, président - directeur général de Sotrem-Maltech. «Il faudra installer des systèmes assez onéreux pour recycler l'eau. C'est un investissement majeur qu'on devra faire au cours des deux prochaines années, pour nous permettre de diminuer la consommation d'environ 50 %.» Parallèlement, l'entreprise devra également revoir son système de traitement des rejets dans la rivière Saint-Maurice.

Actuellement, Shawinigan aluminium puise jusqu'à 3500 mètres cubes d'eau potable par jour pour sa production. D'ici deux ans, M. Boudreault vise à abaisser cette consommation quotidienne à 2000 mètres cubes, tout en augmentant la capacité de l'usine.

En effet, le propriétaire hérite d'une production annuelle de 42 000 tonnes et souhaite la propulser à 65 000 tonnes dans un horizon de deux ans.

«Nous avons rencontré la totalité de nos clients», explique M. Boudreault. «Nous sommes dans le marché depuis une vingtaine d'années. Nous avons déjà des demandes que nous ne sommes pas capables de faire. On vise des créneaux de niche. Il faut installer de nouveaux équipements pour changer nos méthodes de traitement thermique, par exemple. Avec ces nouveaux équipements, nous pourrons faire des produits un peu plus complexes, qui nous donneront un nouveau marché qui n'est pas couvert actuellement.»

M. Boudreault rappelle que Shawinigan aluminium doit s'approvisionner de gueuse solide, qui doit être refondue pour fabriquer les fameuses billettes qui ont fait la renommée de ce centre de coulée. «Ça a un coût et le marché doit être capable de l'absorber», résume-t-il.

Dans un souci d'économie, le président - directeur général souligne que les investissements à venir devraient aussi permettre de réduire les coûts en énergie.

«Actuellement, on réchauffe de la gueuse dans des fours électriques, mais on s'en va davantage vers des technologies au gaz naturel», précise-t-il. «On va aussi s'installer des systèmes pour recycler la chaleur dans notre établissement.»

«Nous devons également construire notre propre installation électrique, parce que nous sommes toujours connectés sur Rio Tinto Alcan. Nous avons deux ans pour avoir notre propre station. Les défis sont très gros et les montants, astronomiques.»

Avant même de devenir officiellement propriétaire, Sotrem-Maltech a investi plus d'un million de dollars, en études et en informatique notamment.

«On s'aligne pour investir entre six et dix millions de dollars au cours des trois prochaines années pour l'électricité, le recyclage de l'eau, les équipements», énumère M. Boudreault. «Nous dessinons actuellement un nouveau four que nous installerons en mars. C'est déjà deux millions $!»

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