Cellulose: début prometteur pour Kruger

Les débuts de l'usine de démonstration de filaments... (Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste)

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Les débuts de l'usine de démonstration de filaments de cellulose à l'usine Kruger de Trois-Rivières sont prometteurs.

Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) À peine inaugurée en juin dernier, la première usine de démonstration de filaments de cellulose (FC) au monde située à l'usine Kruger dégage déjà des odeurs de commercialisation pouvant mener à de futures installations de 200 millions de dollars à Trois-Rivières, avec une centaine d'emplois.

«Ça nous met sur la voie pour exercer notre leadership et ça positionne l'usine de Trois-Rivières pour la phase commerciale», faisait déjà savoir le vice-président exécutif et chef de l'Exploitation de la division des Produits industriels de Kruger, Daniel Archambault, lors de cette inauguration réalisée avec FPInnovations.

Or, voilà que la nouvelle usine de démonstration FC aux installations trifluviennes de Kruger produit maintenant un bioproduit de première qualité et de calibre mondial équivalent aux résultats obtenus en laboratoire.

Depuis la cérémonie du mois de juin, et tout au long de la phase d'optimisation de l'équipement de fabrication, des filaments de cellulose de grande qualité ont été produits et utilisés pour divers essais en usine et projets de recherche et développement. Ces essais ont démontré que la capacité de renforcement des filaments de cellulose produits à Trois-Rivières est équivalente à ce qui avait été obtenu à l'usine-pilote de FPInnovations.

«Nous croyons à l'immense potentiel des filaments de cellulose et c'est pourquoi la société Kruger a consacré tout le savoir-faire et l'expertise nécessaires pour assurer le succès de l'usine de démonstration», a déclaré M. Archambault.

Selon lui, la production à grande échelle est bien amorcée. «Nous sommes confiants de pouvoir continuer à offrir des filaments de cellulose de première qualité qui permettront de développer le marché et de trouver de nouvelles applications commerciales pour ce biomatériau révolutionnaire», poursuit-il.

Après moins de cinq ans de travaux de recherche et développement intensifs dans les laboratoires de FPInnovations, une usine de FC de cinq tonnes par jour a été construite à l'usine de papier journal de Kruger, à Trois-Rivières. Cette usine fournit suffisamment de FC pour en permettre la commercialisation du produit et le développement de nouvelles applications.

Ce grand projet de recherche et d'innovation totalise jusqu'à présent des investissements de 43,1 millions de dollars, dont du financement de Ressources naturelles Canada, par l'entremise de son programme Investissements dans la transformation de l'industrie forestière (ITIF), un soutien financier du ministère des Ressources naturelles du Québec, du gouvernement de la Colombie- Britannique et d'Investissement Québec, ainsi qu'une contribution de Kruger et des membres industriels de la division des Pâtes, papiers et bioproduits de FPInnovations.

Grâce aux efforts des chercheurs de FPInnovations pour développer de nouvelles applications et trouver de nouvelles façons d'intégrer les FC dans les produits traditionnels, les FC devraient passer des marchés des pâtes et papiers traditionnels à des applications innovantes dans de nombreux secteurs industriels.

La nature de ce biomatériau de cellulose unique lui permet d'être combiné à de nombreux matériaux pour développer toute une gamme de produits à forte valeur très recherchés par de nombreuses industries canadiennes et internationales comme l'automobile, l'industrie maritime, l'industrie pétrolière et gazière, l'aérospatiale, le secteur manufacturier, ainsi que les produits de consommation et l'électronique.

«La production de filaments de cellulose de première qualité dans cette usine à la pointe de la technologie est un véritable travail d'équipe. Ce projet constitue le parfait exemple de la manière dont le travail en collaboration et les investissements ciblés en recherche et développement peuvent exercer une influence positive sur les marchés traditionnels, tout en favorisant le développement de nouveaux produits novateurs», souligne le président et chef de la direction de FPInnovations, Pierre Lapointe.

À son avis, les filaments de cellulose sont appelés à devenir un élément clé de la transformation de l'industrie canadienne des pâtes et papiers. «Ils permettront à cette dernière de faire son entrée dans des marchés non traditionnels, tout en tirant profit de sa capacité de production actuelle», a-t-il conclu.

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