La vie après la centrale nucléaire

Le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois, s'adressant à... (Photo: François Gervais Le Nouvelliste)

Agrandir

Le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois, s'adressant à la centaine de citoyens du secteur Gentilly.

Photo: François Gervais Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Bécancour) Deux ans après avoir subi le choc de l'annonce de la fermeture de la centrale nucléaire, une centaine de citoyens du secteur Gentilly, à Bécancour, se sont réunis mardi soir pour réfléchir sur les forces et les faiblesses de leur milieu afin de se doter d'une vision d'avenir pour leur village.

Avec l'appui de la Caisse Desjardins de Gentilly-Lévrard, cette consultation publique était organisée par la Société d'aide au développement des collectivités de Nicolet-Bécancour, qui a reçu le mandat de mettre en place une telle démarche de revitalisation.

«Il se brasse des affaires autour de Gentilly», leur a lancé comme message d'espoir le maire Jean-Guy Dubois, évoquant des annonces imminentes.

Dans son portrait-diagnostic, la conseillère en développement durable à la SADC, Carolyne Aubin, explique que depuis la fin de Gentilly-2, la population souhaite l'arrivée de nouvelles entreprises dans le Parc industriel et portuaire de Bécancour. Et certains participants ont exprimé le souhait de voir les entreprises du parc favoriser l'embauche locale et l'achat local.

«Plusieurs annonces ont été faites, mais les créations d'emplois ne sont pas prévues à court terme. Certains commerces ont vécu de durs moments suite à la fermeture de la centrale, puisque les travailleurs étaient des clients assidus. Après le choc, l'adaptation est encore, pour certains, une source de tracas quotidien», observe-t-elle.

À son avis, la mise en place du Fonds de 200 millions par le gouvernement provincial pour pallier à la fermeture de la centrale ne rassure pas le milieu économique puisque «les sommes sont peu accessibles pour la Municipalité et les commerces en place».

Et selon Mme Aubin, d'autres enjeux sont également d'actualité, dont la pérennité du Club de golf de Gentilly, là même où se déroulait hier soir l'assemblée consultative. «Faisant partie des vecteurs économiques de la région, cette entreprise, sous l'égide de la Coopérative de solidarité de Gentilly, vit des moments difficiles et tente de se renouveler», a-t-elle fait remarquer tout en avouant que «les nouvelles économiques ne sont pas des plus réjouissantes».

Néanmoins, s'empresse-t-elle d'ajouter, la communauté demeure confiante et la forte implication des citoyens et leur fierté envers leur milieu permettent un élan de solidarité.

«On va transplanter la culture gentillaise dans les domaines économique et social et la revitalisation va se faire tout seul», croit fermement le premier magistrat.

Il faut dire que le secteur de Gentilly compte sur un nombre impressionnant d'organismes et de bénévoles: Carnaval de Gentilly (300 personnes), Défi du Parc de la Rivière Gentilly (100 personnes), le Potirothon, les associations sportives et les groupes sociaux.

Par son Schéma d'aménagement, la MRC de Bécancour reconnaît le secteur de Gentilly à titre de centre régional administratif et de services publics et parapublics de la MRC. Et depuis plusieurs années, Gentilly est effectivement un pôle de services et commerces de proximité. D'ailleurs, le maire Dubois s'est plu à faire l'énumération de plusieurs d'entre eux.

Par ailleurs, on dénombre à Gentilly un total de 79 entreprises, dont 70 commerces et services de proximité. En tout, on comptabilise plus de 500 emplois, à temps plein, à temps partiel ou saisonniers, «ce qui est impressionnant pour une population de 2700 personnes», a souligné Mme Aubin.

Celle-ci a toutefois rappelé que Gentilly faisait face à un déclin démographique et au vieillissement de ses citoyens. «La résidence pour personnes âgées ne suffit pas», a-t-elle fait savoir.

Au terme d'ateliers, les citoyens ont plaidé pour un village plus attractif, la promotion de l'achat local et la protection du patrimoine bâti, le secteur Gentilly ayant quelques éléments bâtis et visuels d'intérêts patrimoniaux, dont l'église et le Moulin Michel.

Conserver les services de proximité, avoir un réseau cellulaire fiable et favoriser la venue de métiers traditionnels: voilà quelques exemples de suggestions qui sont venues s'ajouter à l'idée «d'éliminer les poteaux électriques».

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer