Une autre étape pour StoltLNGaz

Le projet se fera dans le Parc industriel... (Photo: François Gervais Le Nouvelliste)

Agrandir

Le projet se fera dans le Parc industriel et portuaire de Bécancour.

Photo: François Gervais Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Bécancour) La compagnie norvégienne StoltLNGaz franchira sous peu une nouvelle étape dans son objectif de s'installer dans le Parc industriel et portuaire de Bécancour.

Le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) tiendra en effet une séance d'information sur le projet le 25 novembre, à 19 h 30, à l'église multifonctionnelle de Bécancour.

Ève-Marie Bettez, responsable des relations avec la communauté pour SLNGaz, indique qu'il y a «de bonnes chances» que des audiences du BAPE soient aussi tenues en février.

«À la suite de ça, on devrait obtenir notre permis de construction à l'été», dit-elle. «La construction devrait commencer fin août, à peu près», ajoute-t-elle et se terminer en 2017.

La construction elle même générera 250 emplois, à son plus fort, avec une moyenne de 200 travailleurs sur le chantier par année. L'entreprise entend créer 30 emplois directs à Bécancour et une vingtaine à Montréal.

Mme Bettez indique que SLNGaz est bien décidée à s'implanter à Bécancour, sur le boulevard Alphonse-Deshaies. «L'étude d'impact a été faite. On a déjà choisi les terrains qu'on voulait», précise-t-elle. «C'est sûr que ça ne changera pas», dit-elle.

SLNGaz vise principalement le marché du Grand Nord, «mais peut-être un peu l'est du Québec, du Canada. Et si l'on manque de clients ici, ça peut être de l'exportation. Mais on vise principalement le Québec, la Côte Nord et le Nord du Québec», dit-elle.

Le BAPE indique que le projet entraînera le déboisement et la destruction de milieux humides sur 1,9 ha. Un plan de compensation serait donc proposé au ministère du Développement durable, Environnement et Lutte contre les changements climatiques par le promoteur.

Le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois, estime que le projet a été «très bien présenté. Il y a eu des rencontres, la dernière notamment a eu lieu à l'Auberge Godefroy il y a environ un mois. Il y avait une salle presque complète et il y a eu très peu d'interventions», dit-il.

«Ils ont très bien expliqué tout ce qui concerne les opérations, les caractéristiques de sécurité et ce qui concerne aussi surtout le transport», explique le maire Dubois. «Je pense qu'ils vont faire une très belle entrée dans la ville», dit-il.

Le président et directeur général de la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour, Maurice Richard, rappelle que l'entreprise «ne demande aucune subvention.»

«Ce sont les spécialistes du gaz liquide au monde. Dans tous les ports des pays scandinaves, il y a du gaz liquide», dit-il. «C'est leur spécialité.»

M. Richard indique que le gaz liquide de SLNGaz trouvera aussi preneur dans le marché local. Dans ce cas, le transport se fera par camion. Pour la majorité de la production de l'installation de liquéfaction du gaz naturel, le transport se fera par bateau, d'où l'intérêt de s'installer à proximité du port de Bécancour, dit-il.

L'autre raison qui motive l'arrivée de SLNGaz à Bécancour, c'est que «ça prend une arrivée de gaz naturel et les terrains sur lesquels ils ont des options fermes, présentement, sont juste vis-à-vis le 20 pouces de Gaz Métro qui est sous-fluvial», explique M. Richard.

SLNGaz s'est intéressée au Québec dans le cadre du Plan Nord puisque le gaz liquide peut être acheminé par camionnage dans ce secteur. «Actuellement, c'est la seule façon énergétique de développer le Nord du Québec tant qu'il n'y aura pas de pipeline et un bon réseau routier», indique M. Richard.

Le p.d.g. rappelle que beaucoup d'emplois indirects résulteront du projet de SLNGaz: «Tout ce qui est transport maritime, tout ce qui est transport par camion, les gens qui fabriquent des silos, ceux qui fabriquent des pipelines», indique-t-il.

«Au final de cet investissement-là, c'est moins de gaz à effet de serre», dit-il. Même les bateaux, ajoute-t-il, vont utiliser du gaz liquide plutôt que du mazout, résume M. Richard.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer