Le savoir au service de la communauté

Dans l'ordre habituel, on retrouve Yves Lacroix, directeur... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

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Dans l'ordre habituel, on retrouve Yves Lacroix, directeur général de l'usine FAB 3R, Dr Georges Abdul-Nour, professeur et codirecteur de l'Institut de recherche sur les PME, et Marco Bélanger, président de la CCITR.

Photo: François Gervais, Le Nouvelliste

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

«Les PME sont le moteur de l'économie. On travaille avec et pour les entreprises». Voilà comment le professeur titulaire au département de génie industriel de l'UQTR, Georges Abdul-Nour, a mis la table pour convaincre les gens d'affaires du rôle concret de l'Institut de recherche sur les PME qu'il copréside.

C'est d'ailleurs sous le thème Le savoir au service de la communauté qu'il a abordé les questions d'innovation et de productivité avec les membres de la Chambre de commerce et d'industries de Trois-Rivières.

Plus de 700 entreprises au Québec utilisent les outils de diagnostic de l'Institut trifluvien. Et les résultats d'une étude démontrent que les entreprises désireuses d'obtenir de plus grand succès doivent investir suffisamment en phase préliminaire, surtout en réalisant le mieux possible l'évaluation du marché et des besoins des clients. Elles doivent aussi instaurer un processus de développement qui, même sous sa forme la plus simple, implique une méthodologie structurée avec des étapes de réflexions et d'évaluation.

«Il y a de l'argent qui dort sur le plancher de l'usine», observe parfois le spécialiste, à la lumière de la cartographie de la chaîne de valeur. Et le taux de rendement global (TRG) des industries québécoises est loin de l'objectif de 85 % pour être une entreprise de classe mondiale.

Or, M. Abdul-Nour a tout de même énuméré une liste de réussites en région: Marmen, Delastek, Rovibec, AGT, Hardy, Gomex et FAB 3R, pour ne nommer que ces exemples d'améliorations.

Et dans ce dernier cas, le directeur général Yves Lacroix est venu confirmer que son TRG était passé de 20,5 % à 46,6 % entre 2008 et 2012. Quant au taux de non-qualité, il est passé de«6-8 pour cent» à moins de 2 %. Le niveau précédent correspondait à des pertes d'un demi-million de dollars sur 25 millions de dollars.

«Notre taux de disponibilité qui était très bas est maintenant de 65 % en étant plus préventif. On avait une maintenance de pompier. Comme entrepreneur, on a la main proche du gun, prêt à faire feu, sans comprendre la situation actuelle», a-t-il témoigné devant les participants au grand déjeuner d'affaires, spécial UQTR.

Et contrairement à la pensée populaire, cette nouvelle stratégie de prévention ne s'est pas avérée désavantageuse au plan financier. Au contraire, les dépenses en maintenance ont chuté de moitié entre 2008 et 2012, passant de1,2 million $ à 600 000 dollars.

Outre la nécessité de comprendre la condition de l'entreprise au temps présent,M. Lacroix attribue le progrès enregistré aux installations du boulevard du Saint-Maurice par le fait de «confirmer une direction et la communiquer», évoquant le programme DDAP (Démarche Durable Amélioration Productivité).

Établir les actions à prendre avec des cibles, d'où la mise sur pied d'une équipe multidisciplinaire, et «mesurer pour s'améliorer» avec les bons indicateurs de performance: voilà les autres secrets du succès chez l'ancienne usine GL&V.

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