Bois promis à la Laurentide: Québec étudie divers scénarios

La députée de Laviolette, Julie Boulet.... (Photo: La Presse Canadienne)

Agrandir

La députée de Laviolette, Julie Boulet.

Photo: La Presse Canadienne

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) L'attribution d'un approvisionnement de 100 000 mètres cubes de bois provenant des terres publiques promis à Produits forestiers Résolu en début d'année pour l'usine Laurentide demeure en suspens. En fait, le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs tient actuellement une consultation dans le milieu, afin de déterminer la meilleure utilisation de la ressource pour les scieries de la région.

Karl Blackburn, directeur principal, Affaires publiques et relations... (Photo François Gervais) - image 1.0

Agrandir

Karl Blackburn, directeur principal, Affaires publiques et relations gouvernementales chez Produits forestiers Résolu.

Photo François Gervais

«Dans le cadre de notre analyse sur le fameux 100 000 mètres cubes de Résolu, une consultation régionale sera faite jusqu'en décembre», explique Pierre-Olivier Lussier, attaché de presse du ministre Laurent Lessard. «Nous consulterons l'ensemble des industriels de la région, les autochtones et les joueurs de la forêt privée avant de statuer.»

Au début de l'année, sous le règne du Parti québécois, le gouvernement du Québec avait annoncé la signature d'une entente-cadre avec Produits forestiers Résolu. Dans un communiqué émis le 28 février, l'ex-ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, accordait à l'usine Laurentide «une garantie d'approvisionnement comprenant un volume de 100 000 mètres cubes de bois en provenance des forêts du domaine de l'État de la région de la Mauricie (...)».

Or, PFR n'a pas vu la moindre écorce de cette attribution, confirme Karl Blackburn, directeur principal, Affaires publiques et relations gouvernementales pour la multinationale. Maintenant que la papeterie a cessé sa production, ces 100 000 mètres cubes deviennent attrayants pour toutes les scieries de la région.

Même sans l'usine Laurentide, PFR souhaite obtenir ce bois pour alimenter sa scierie de La Tuque, ce qui entraînerait des investissements de dix millions de dollars et créerait une cinquantaine d'emplois.

La députée de Laviolette, Julie Boulet, favorise plutôt une redistribution de ces 100 000 mètres cubes jamais accordés entre les usines de la région. D'autant plus que le gouvernement vient de confirmer une baisse de 90 000 mètres cubes de garanties annuelles octroyées aux usines de la Mauricie en 2015-2018.

Mme Boulet calcule que les 100 000 mètres cubes prévus pour l'usine Laurentide compenseraient parfaitement cette coupe, de sorte que les scieries de la région ne subiraient finalement aucune perte. Elle entend les demandes de Produits forestiers Résolu pour sa scierie de La Tuque, mais elle fait remarquer que l'argument vaut pour tout le monde.

«Le principe d'avoir du bois pour créer des emplois est bon pour toutes les scieries», souligne-t-elle. «Rivière-aux-Rats a un projet d'investissement et nous avons des rencontres. Si PFR veut du bois parce qu'elle a un projet d'agrandissement et qu'elle veut mettre en place un troisième quart de travail, on le présentera au ministre et on verra s'il existe des possibilités.»

En fait, les consultations en cours guideront le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs dans sa décision.

«Il y a autant de scénarios que de demandeurs et il y a plusieurs demandeurs!», fait remarquer M. Lussier. «PFR fait partie des demandeurs pour son usine de Rivière-aux-Rats. On sait qu'ils seraient prêt à prendre au complet les 100 000 mètres cubes. Mais il y a d'autres scieries qui accepteraient d'en prendre une partie. Pourrait-on prendre ces 100 000 mètres cubes et les répartir entre plusieurs usines pour créer des emplois un peu partout? C'est une possibilité. Tous les scénarios sont à l'étude.»

Celui de ne pas récolter ce volume ne fait toutefois pas partie des hypothèses, selon l'attaché de presse.

«L'objectif du ministre, c'est qu'il se coupe du bois au Québec, que les entreprises fassent de l'argent et d'avoir du monde au travail», assure M. Lussier. «Quand il y a du bois disponible et que les entreprises sont intéressées à en avoir, ce n'est pas dans l'intention du gouvernement de le garder debout.»

Partager

À lire aussi

  • Du bois contre des emplois

    Économie

    Du bois contre des emplois

    Produits forestiers Mauricie réclame au gouvernement du Québec un approvisionnement supplémentaire de 150 000 mètres cubes avant de confirmer un... »

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer