CGI débarque à Shawinigan: 300 emplois d'ici trois ans

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) La locomotive tant attendue pour projeter Shawinigan dans la nouvelle économie a été officiellement présentée vendredi matin, à la Cité de l'énergie. Le Groupe CGI, leader mondial dans les services en technologies de l'information et en gestion des processus d'affaires, prévoit créer 300 emplois d'ici trois ans en inaugurant son cinquième centre d'excellence au Québec.

Le premier ministre lui-même, Philippe Couillard, s'est déplacé à la Cité de l'énergie pour procéder à cette annonce déterminante pour la région. Il était notamment accompagné du ministre de l'Économie, de l'Innovation et des Exportations, Jacques Daoust et du fondateur et président exécutif du conseil de CGI, Serge Godin.

«Le groupe compte une trentaine de centres d'excellence à travers le monde, dont quatre au Québec à Montréal, Québec, Saguenay et Sherbrooke», énumère M. Couillard. «Il s'agit donc d'un cinquième centre d'excellence pour CGI au Québec. C'est tout un geste de confiance, porteur de retombées économiques importantes pour l'ensemble de la région.»

Les centres d'excellence s'occupent du développement et de la maintenance de systèmes informatiques pour les entreprises. Les salaires varient entre 50 000 $ et 75 000 $.

Dans les jours qui avaient suivi l'annonce de l'arrêt de production de l'usine Laurentide, le premier ministre du Québec avait rapidement été sensibilisé par le maire au sujet de l'importance de la confection d'un nouveau tissu industriel à Shawinigan.

«Quelle suite heureuse!», s'exclame-t-il. «On peut maintenant placer Shawinigan sur la carte des milieux innovants au Québec.»

Les divers intervenants ont insisté sur le fait qu'il s'agit bien de création d'emplois et non de déplacement d'une région à l'autre. M. Couillard se réjouit à l'idée de croire que ce centre d'excellence pourrait attirer de nouvelles familles en Mauricie.

À venir

Au cours des prochaines semaines, CGI étudiera les endroits potentiels pour établir son centre d'excellence à Shawinigan. Le Centre d'entrepreneuriat Alphonse-Desjardins a été évoqué, de même que le site de l'usine Laurentide.

M. Godin a avoué qu'il préférait nettement intégrer un bâtiment existant plutôt que de procéder à une nouvelle construction. Il s'attend à confirmer le site d'ici trois mois.

«En général, on fait les choses très rapidement», précise-t-il. «L'idée, c'est d'être agressifs, de remporter des contrats auprès des 4500 clients que nous avons actuellement à travers le monde.»

La création du centre d'excellence de Shawinigan est donc directement liée à la croissance de l'entreprise.

«Peu importe les cycles économiques, les technologies de l'information font partie de la solution», croit M. Godin. «Quand une situation économique est plus problématique, les entreprises voudront diminuer leurs coûts. Nos équipes se mettent à pied d'oeuvre pour gagner ces contrats. Un peu plus de 50 % de nos revenus proviennent de contrats d'impartition à long terme, qui nous permettent d'établir des centres d'excellence partout à travers le monde.»

Par ailleurs, personne ne voulait chiffrer concrètement la valeur de l'aide gouvernementale associée à ce projet. 

«Pour des raisons de confidentialité et de compétitivité, on n'ira pas trop dans les détails», suggère M. Couillard. 

CGI bénéficiera d'un crédit d'impôt remboursable pour le développement des affaires électroniques, mais aussi d'une contribution financière annuelle non remboursable de 6 %, qui s'appliquera jusqu'à un maximum de 25 000 $ par emploi par année. Cette somme sera visiblement pigée dans le Fonds de diversification économique de 200 millions $ créé à la suite de l'arrêt d'exploitation de la centrale nucléaire Gentilly-2.

«Oui, le gouvernement donne quelque chose mais au net, on est gagnant», assure M. Daoust. «En fiscalité, avec des emplois de cette qualité, on retrouve nos sous et plus.»

«La main-d'oeuvre est en compétition avec nos autres centres d'excellence», ajoute M. Godin. «L'Inde a des programmes très agressifs et des programmes fiscaux très avantageux, la Louisiane vient d'annoncer un autre programme agressif. En ce sens, l'emploi est en compétition mondiale. L'aide fait en sorte que l'emploi est compétitif avec les autres endroits à travers le monde.»

Le fondateur de CGI est demeuré vague sur l'investissement requis pour la création de ce centre d'excellence à Shawinigan, l'estimant sommairement à «plusieurs dizaines de millions de dollars.»

François Blais, ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale, s'était aussi déplacé à la Cité de l'énergie non seulement pour confirmer l'appui de ses fonctionnaires à la pénible situation vécue par les quelque 275 travailleurs de l'usine Laurentide, mais aussi pour insister sur l'importance d'arrimer les besoins en formation de CGI avec les institutions d'enseignement de la Mauricie.

«L'enjeu, c'est que le plus grand nombre de personnes de la région puissent obtenir ces emplois», indique-t-il. 

«Ce sont des emplois très qualifiés, qui vont demander une collaboration avec le milieu de l'enseignement. Dès la semaine prochaine, Emploi Québec se mettra en contact avec CGI pour définir le profil de compétences nécessaires.»

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