Oléoduc Énergie Est: des valeurs foncières totalisant 175 M$

Le directeur Québec de TransCanada, Philippe Cannon, et... (Photo: Stéphane Lessard Le Nouvelliste)

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Le directeur Québec de TransCanada, Philippe Cannon, et une collègue, Élise Boutin Michaud, lors de la rencontre médiatique.

Photo: Stéphane Lessard Le Nouvelliste

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(Maskinongé) Tout en démolissant les mythes véhiculés par les «professionnels de l'opposition», les dirigeants de TransCanada ont tenu à faire valoir les avantages du projet d'oléoduc Énergie Est lors d'une rencontre médiatique avec leurs spécialistes. En soirée, l'entreprise est allée à la rencontre de la population de Maskinongé où des opposants se sont fait montrer la sortie.

Le promoteur, qui poursuit sa seconde série de portes ouvertes, a rappelé que la construction prévue sur une centaine de kilomètres en Mauricie représentera des valeurs foncières de 175 millions de dollars pour les municipalités.

Alors que le réseau va traverser plusieurs terres agricoles, des discussions sont en cours avec l'UPA pour déterminer un modèle de compensation qui tiendra compte, entre autres, des pertes de récolte pendant les travaux. «L'année d'après, l'agriculteur peut reprendre ses activités», précise Philippe Cannon, directeur québécois de TransCanada.

Même si ce projet de 12 milliards de dollars, dont 4,2 milliards de dollars au Québec, est de juridiction fédérale avec une approbation relevant de l'Office national de l'énergie, TransCanada dit ne pas vouloir faire abstraction du BAPE et de la Commission de protection du territoire agricole.

«On est le 9 octobre 2014. Depuis le mois de mars 2013, on a engagé la conversation sans franchir une seule étape réglementaire», a souligné M. Cannon tout en rappelant l'objectif d'une mise en service à la fin de 2018.

Finalement, ce dernier a fait savoir que l'entreprise injecte un milliard de dollars en sécurité autour des pipelines. «Personne ne veut détruire la planète et tourner les coins ronds», conclut celui qui parle d'un projet «qui stabilisera les emplois dans l'industrie» alors que les raffineries de l'Est auront accès au pétrole de l'Ouest.

Journée portes ouvertes à Maskinongé

TransCanada conviait jeudi soir les citoyens de la région de Maskinongé à venir rencontrer la vingtaine de spécialistes de l'entreprise présents sur place pour répondre à leurs questions. «C'est une formule qui fonctionne bien. Les rencontres sont personnalisées et les gens apprécient», a souligné en soirée Philippe Cannon.

Plusieurs résidents de cette région très agricole ont manifesté des préoccupations sur la sécurité de l'oléoduc. «Les gens nous en parlent, mais ils sont familiers avec d'autres gazoducs», précise M. Cannon qui avoue que les préoccupations sur la sécurité sont normales et légitimes.

Les rencontres avec les citoyens permettront, affirme Philippe Cannon, d'adapter le projet. «C'est pour ça qu'on fait les journées portes ouvertes. Et nous l'avons déjà fait avec les propriétaires, les premières nations et les MRC», souligne-t-il. «Ces rencontres nous ont permis de bonifier ou d'améliorer le projet de façon substantielle.»

Des opposants ont tenté de se faire entendre

Des opposants au projet ont tenté jeudi de se faire entendre lors de la rencontre avec la population. Plusieurs d'entre eux sont entrés dans la salle pour demander à TransCanada la tenue d'une assemblée publique pour que, selon eux, les citoyens puissent débattre du projet. Le porte-parole de ce groupe, Nicolas Ouellet, s'est fait montrer la sortie. En tout, trois voitures de la Sûreté du Québec ont été dépêchées sur place pour s'assurer qu'il n'y ait pas de débordement.

«TransCanada veut garder la culture du secret. Elle ne veut pas que les gens sachent vraiment ce dont il en retourne du projet. Car il est très dangereux», explique Nicolas Ouellet. «On vivrait avec tous les risques du nouvel oléoduc, mais nous n'aurions pas de bénéfices pour les emplois à long terme.»

La direction de TransCanada affirme qu'il ne s'agit pas d'une situation habituelle. Philippe Cannon affirme toutefois que les manifestants perturbaient la rencontre et empêchaient les citoyens d'avoir accès à l'information que l'entreprise souhaite donner.

«La police a demandé à quelques personnes de quitter», confirme Philippe Cannon. «Les gens de la population ont le droit d'avoir accès à l'information de façon tranquille. Et il y en avait qui troublait ça. Ils ne sont pas d'accord avec la formule qu'on a et ils sont entrés dans la salle en criant et en chahutant.»

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