Quand le destin force la main...

Dans l'ordre habituel, on retrouve les membres du... (Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste)

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Dans l'ordre habituel, on retrouve les membres du panel représentant chaque territoire: Mario Desmarais (MRC des Chenaux), Patrice Bergeron (La Tuque), Benoît Curé (MRC de Maskinongé), Patrick Baril (CLD Mékinac), Luc Arvisais (CLD Shawinigan) et Serge Francoeur (IDÉ Trois-Rivières).

Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Frappées par les fermetures d'usines, les régions industrielles de Trois-Rivières, Shawinigan et La Tuque ont été forcées de diversifier leur tissu économique tandis que la recherche de créneaux s'est emparée des MRC de Mékinac, Des Chenaux et Maskinongé pour dynamiser leur milieu rural.

Voilà les constats qui ressortent du panel d'intervenants présenté mercredi dans le cadre du congrès annuel de l'Association des professionnels en développement économique du Québec organisé à Trois-Rivières jusqu'à vendredi.

Alors que sa ville vit une nouvelle crise industrielle avec la perte des usines Laurentide et Rio Tinto Alcan, le directeur général du CLD de Shawinigan, Luc Arvisais, a raconté comment la fermeture de l'usine Belgo en 2007 avait provoqué un virage entrepreneurial.

«Ce fut un point tournant et le comité de diversification économique est devenu un acteur extrêmement important. On est passé de ville marquée par les grandes industries multinationales à pouvoir compter sur nous-mêmes et nos propres ressources», a-t-il décrit pour expliquer le virage PME.

Résultat? Shawinigan compte aujourd'hui le Centre d'entrepreneuriat, la Station du numérique et une cellule de mentorat, pour ne nommer que ces initiatives. «Il se passe quelque chose de fantastique alors que le dernier indice entrepreneurial chez les 18-34 ans est supérieur à la moyenne», s'est-il plu à souligner.

Pour sa part, Serge Francoeur, d'Innovation et Développement économique (IDÉ) Trois-Rivières, a aussi rappelé comment les fermetures d'usines avaient «forcé» la diversification économique. Et la concentration d'entreprises dans le secteur de l'aéronautique, avec des clients d'envergure, aura entraîné la création d'un pôle dans ce domaine.

«Avec 47 à 50 millions de dollars de ventes, une masse salariale de 14 à 21 millions de dollars et 670 emplois, c'est une usine de papier et il faut travailler à une deuxième usine», a-t-il laissé entendre, visiblement fier de la Chaire de recherche et du Réseau aéronautique.

De son côté, Patrice Bergeron, de La Tuque, a parlé d'un projet de bioraffinerie régionale qui pourrait voir le jour d'ici 2023 sur le site Vallières, là même où deux usines ont justement fermé.

«La Ville est très dépendante de ses ressources forestières, mais il y a ce partenariat pour le développement de la biomasse», a-t-il raconté tout en admettant que la présence du gaz naturel freine le développement du chauffage institutionnel.

Si Benoît Curé, du CLD de la MRC de Maskinongé, mise sur l'élaboration et la mise en oeuvre du plan de développement de la zone agricole et agroforestière pour susciter des investissements de 1,5 million de dollars, Patrick Baril, du CLD Mékinac, a parlé de la filière équestre qui prend son élan à partir de la notoriété du Festival western de Saint-Tite.

Déjà, on retrouve plus de200 kilomètres de sentiers aménagés sur le territoire, des haltes équestres et un projet de manège intérieur équestre pour 2016.

Seul représentant d'une entreprise, spécialisée en moteur diesel, Mario Desmarais, d'ADF Diesel, a fièrement rapporté qu'il y avait 67 employés «en plein milieu d'un rang», àSaint-Stanislas, avec un salaire moyen de 50 000 dollars.

«Les ventes ont augmenté de47 % au cours des 24 derniers mois», a-t-il révélé tout en décrivant des investissements de l'ordre de 6,8 millions de dollars «dans un siège social hors zone urbaine».

Si le fait d'avoir soumis son projet d'un seul coup à un groupe d'acteurs financiers lui aura été profitable, la disponibilité et la proximité de la biomasse représentent un facteur de succès pour Patrice Bergeron.

Pendant que l'adhésion des producteurs agricoles et des élus locaux s'avère cruciale respectivement pour les CLD de Maskinongé et Mékinac, le leadership de la Ville est jugé essentiel à Shawinigan tandis que la présence de Premier Aviation explique l'essor de l'aéronautique à Trois-Rivières.

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