Les marchés ontarien et américain dans la mire de Thermoform

L'équipe de Thermoform d'Amérique a accueilli les médias... (Photo: François Gervais)

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L'équipe de Thermoform d'Amérique a accueilli les médias et ses partenaires d'affaires hier matin afin d'inaugurer ses nouveaux équipements. À l'avant-plan, on aperçoit Guy Lacerte, le président de cette entreprise familiale. Il est accompagné de ses fils Antoine et Jérôme, respectivement ingénieur et chef de production, et de son épouse, Colette Leblanc, vice-présidente de la compagnie.

Photo: François Gervais

Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Nicolet) Maintenant mieux équipée et sur le point d'utiliser un nouveau matériau de base plus respectueux de l'environnement, l'entreprise Thermoform d'Amérique croit avoir tous les outils en main pour poursuivre son développement.

Le fabricant de portes et de composantes d'armoires vient d'inaugurer sa deuxième ligne de presse 3D et sa lamineuse à plat. Ces équipements ont été acquis grâce à un investissement de 2,64 millions de dollars.

Ils permettront à ce manufacturier de Nicolet de conquérir de nouveaux marchés auprès des manufacturiers d'armoires de cuisine et des ébénistes, ce qui devrait se traduire par une hausse de 50 % de son chiffre d'affaires d'ici 18 à 24 mois.

«Actuellement, on fabrique environ 1500 portes par jour et notre chiffre d'affaires est de 10 millions de dollars. Avec les nouveaux équipements, on a la capacité d'aller jusqu'à 4000 portes par jour. L'Ontario est le prochain marché à développer et il y a un chiffre d'affaires de cinq millions à aller chercher là», mentionne Guy Lacerte, président de l'entreprise familiale, rencontré hier à la suite d'une conférence de presse tenue dans les locaux de l'entreprise afin de souligner l'arrivée de ces équipements.

Thermoform pense également reprendre une part plus importante du marché américain. Il y a environ cinq ans, 70 % de la production prenait le chemin des États-Unis. La crise économique a fait en sorte que ce pourcentage a fondu comme neige au soleil.

«Aujourd'hui, le marché américain représente 10 % de nos ventes. Si on vise les 15 millions $ de chiffre d'affaires, c'est en raison du marché de l'Ontario, des États-Unis et aussi de l'arrivée de l'acrylique, un nouveau produit qui sera introduit en mars. Ce produit va s'ajouter au PVC comme finition.»

Le printemps sera aussi l'occasion pour l'entreprise d'utiliser un nouveau matériau, le WPC. Ce composé de bois et de polymère a des vertus qui enchantent Guy Lacerte. Le WPC devrait remplacer graduellement les panneaux de fibres de bois (MDF) actuellement à la base des portes et des composantes d'armoires.

«C'est un matériau vert: il est sans urée-formaldéhyde, il ne brûle pas, il est composé de matière recyclées, il est recyclable, il est imperméable. Notre produit sera parmi les plus verts sur le marché. On a déjà investi 150 000 $ pour des moules. On a un contrat d'exclusivité en Amérique du Nord. D'ici deux ou trois ans, si tout va comme prévu, le MDF sera abandonné.»

Ce matériau est cependant plus coûteux que le traditionnel MDF. Selon M. Lacerte, le jeu en vaut cependant la chandelle.

«Le matériau brut est 10 % plus cher. Mais en bout de ligne, si on n'a pas de rejet, car tout se récupère, on sauve 50 000 $ par année en frais de conteneurs, de disposition, etc. Sur le coût final, ce sera une hausse de 5 %. C'est là qui est notre questionnement. Est-ce que ça se vendra plus ou ça se vendra moins? Nous, on sent que l'intérêt est là. Des gens nous disent même qu'ils préfèrent attendre un peu pour avoir ça.»

Le président de la compagnie prévoit que l'utilisation de ce nouveau matériau saura séduire non seulement monsieur et madame Tout-le-monde, mais également les institutions publiques. En raison des normes très strictes imposées par les instances gouvernementales, la production de Thermoform pourrait se retrouver dans des bâtisses comme les hôpitaux.

Depuis l'arrivée des nouveaux équipements, Thermoform a embauché 10 personnes et compte maintenant 73 employés. Elle prévoit embaucher cinq travailleurs de plus au fil des prochains mois. Un programmeur est notamment recherché par la compagnie.

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