Réfection de Gentilly-2: «Il faut aller de l'avant avec le projet»

Les prochains mois s'annoncent cruciaux pour l'avenir de... (Photo: François Gervais)

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Les prochains mois s'annoncent cruciaux pour l'avenir de Gentiilly-2.

Photo: François Gervais

Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Alors que les prochains mois s'annoncent cruciaux pour l'avenir de Gentilly-2, la firme Johnston-Vermette, de Trois-Rivières, plaide pour sa réfection et, du même coup, la relance des activités préparatoires.

«En ce moment, nous avons environ 25 ressources qui sont impliquées dans l'ingénierie pour préparation des travaux. Lorsque le projet sera lancé, on prévoit en ajouter 30 autres», a confié au Nouvelliste le président-directeur général, Luc Vermette.

Depuis le début des études d'avant-projet, sa firme est retenue pour plusieurs mandats reliés à la réfection de la centrale de Bécancour.

«Nous sommes impliqués au niveau de la modernisation des systèmes de contrôle de procédé, des systèmes d'arrêt d'urgence, de la mise à niveau de manuels de conception et plusieurs autres projets stratégiques», explique-t-il.

D'ailleurs, sa firme de génie-conseil, dont le siège social est situé sur la rue Barkoff, est devenue spécialisée dans les secteurs de l'énergie grâce, entre autres, à l'expérience acquise à Gentilly-2. Et selon lui, l'expertise de Johnston-Vermette répondra à des besoins recherchés partout dans le monde lorsque ses travaux d'ingénierie reliés à la réfection seront terminés.

«Il devient donc intéressant pour notre firme d'acquérir cette expérience car nous serons prêts à aider d'autres centrales, dont plusieurs en Ontario qui planifient leur réfection. Mais il faut qu'au départ, nous ayons fait nos preuves ici à Gentilly-2», poursuit M. Vermette.

Déjà, son équipe et lui-même ont travaillé pendant plusieurs années «dans le kilomètre zéro», c'est-à-dire, au site. «Je peux dire que nous avons pleinement confiance dans la technologie Candu. Les réacteurs CANDU ont d'excellentes performances partout dans le monde et ils sont fiables. La centrale a toujours fonctionné de façon sécuritaire. Et selon les experts, c'est une énergie propre, une industrie qui confine et contrôle ses déchets», affirme-t-il.

Celui-ci précise que l'expertise de Johnston-Vermette est complémentaire à CANDU Énergie qui appartient à SNC Lavalin, «une entreprise québécoise leader dans la réalisation de projets dans le secteur nucléaire».

Pour Luc Vermette, Hydro-Québec a bien géré la planification des travaux en réduisant ses activités d'ingénierie en 2010, le temps de régler les incertitudes technologiques.

«Maintenant que les centrales de la Corée et de Point Lepreau ont fait leurs preuves, il faut relancer les activités en vue de la réfection», soutient cet ingénieur en électricité.

Ce spécialiste en automatisation industrielle pour les systèmes d'arrêt d'urgence ne cache toutefois pas son inquiétude par rapport à la décision gouvernementale à venir.

«Je ne peux prédire exactement ce qu'elle sera, mais une décision négative serait un non-sens, illogique», croit celui qui évoque les centaines d'emplois rattachés aux travaux visant à donner une «extension de vie de 30 ans» à Gentilly-2.

Ce dernier rappelle que le projet de réfection, évalué au départ à 1,9 milliard de dollars, a obtenu les autorisations du BAPE en 2008 et les permis d'exploitation de la CCSN en 2011.

«C'est un investissement énorme pour notre région. Selon plusieurs, c'est une économie de plusieurs milliards qui se prépare. Et des gens d'ici vont fort probablement y participer. Il faut aller de l'avant avec ce projet», conclut M. Vermette.

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