Fortin veut une politique de conservation du patrimoine

Le conseiller Pierre-Luc Fortin.... (Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Le conseiller Pierre-Luc Fortin.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) Trois-Rivières devra tirer des leçons de la possible démolition de la Maison de l'Expo et se doter d'une véritable politique de conservation du patrimoine. C'est du moins l'avis du conseiller municipal Pierre-Luc Fortin, qui en a fait la suggestion mardi, lors de la séance de travail du conseil municipal.

Le conseiller Fortin indique d'ailleurs avoir déjà commencé la rédaction des grandes lignes de cette politique, qu'il espère pouvoir faire adopter pour permettre à la Ville de s'appuyer sur un outil concret lorsque viendra le temps de se positionner sur les actions futures liées à la conservation du patrimoine.

Malgré le fait que les gens aient encore jusqu'au 21 avril pour manifester leur désaccord au greffe de l'hôtel de ville quant à l'émission d'un permis de démolition pour la petite Maison de l'Expo, propriété du Club jockey du Québec, Pierre-Luc Fortin croit qu'il est trop tard pour sauver cet édifice, mais qu'il ne devra pas être démoli en vain.

«J'ai eu l'opportunité de consulter le rapport de l'architecte qui a évalué ce bâtiment. Il y a des problèmes de structures, des infiltrations, de la moisissure, des champignons. Elle a été abandonnée et à mon avis, on ne peut pas la sauver. Mais on peut en tirer des leçons et c'est ce que je veux faire», lance-t-il.

«On devrait se positionner comme des leaders là-dedans. Ça commence par aller chercher des connaissances auprès des institutions d'enseignement ou encore en partenariat avec des organismes comme Patrimoine Trois-Rivières, ou encore des associations professionnelles», indique M. Fortin, pour qui le débat entourant la construction d'une terrasse en porte-à-faux sur l'édifice Loiselle, l'an dernier, aura également alimenté la réflexion entourant cette politique.

Une politique qui pourrait aussi se traduire par des incitatifs intéressants pour le privé, afin d'inciter les citoyens à en faire davantage lorsqu'ils sont propriétaires de bâtiments à valeur patrimoniale. «On a déjà des programmes qui existent, mais on peut aller plus loin. Je pense à des congés de taxes ou à des réductions de taxes», ajoute-t-il.

Pierre-Luc Fortin a indiqué, mardi soir, ne pas avoir reçu un accueil très chaleureux avec cette proposition, mais n'entend toutefois pas l'abandonner. «Je vais poursuivre ma réflexion. Est-ce que ce sera tout de suite ou dans le prochain mandat? On verra», conclut-il.




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