Un protocole contre l'intimidation et la violence

Carole Arbelot... (Photo: Olivier Croteau)

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Carole Arbelot

Photo: Olivier Croteau

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(Trois-Rivières) La Ville de Trois-Rivières, par le biais de sa direction de la Sécurité publique, a récemment conclu des ententes avec toutes les institutions scolaires de son territoire pour établir un protocole d'intervention dans la lutte à l'intimidation et aux gestes de violence.

Lundi soir, le conseil municipal a voté en faveur de huit résolutions confirmant la validité de ces protocoles d'entente, soit avec la Commission scolaire du Chemin-du-Roy, la Commission scolaire Central Québec, le Collège Marie-de-l'Incarnation, l'Institut secondaire Keranna, l'école Montessori de la Mauricie, le Séminaire Saint-Joseph, l'école Val-Marie ainsi que l'école Vision.

La mise en place d'un tel protocole se veut une réponse aux orientations gouvernementales prises en matière de lutte à l'intimidation.

«Il s'agit surtout d'établir de part et d'autre la responsabilité de chacun. On vise à établir quel est le rôle des institutions scolaires dans les interventions quand arrive un événement lié à l'intimidation ou à des gestes de violence, et aussi à quel moment l'établissement doit se référer à la police», explique l'agente Carole Arbelot, porte-parole de la Sécurité publique de Trois-Rivières. 

Selon le maire Yves Lévesque, l'orientation gouvernementale faisait aussi suite à l'événement survenu à l'hiver 2015 dans une école secondaire de Neufchâtel, où une élève de 15 ans avait dû subir une fouille à nu à l'école après avoir été soupçonnée de trafic de stupéfiants. 

Pour la mise en place de ce nouveau protocole, chaque institution scolaire a été rencontrée et chacune doit également soumettre ce protocole au conseil d'établissement local afin de le rendre valide, ce qui a déjà commencé à se faire, explique Carole Arbelot.

Ces ententes viennent du même coup envoyer un message clair, visant à faire comprendre que l'intimidation et les gestes de violence dans les milieux scolaires ne sont tout simplement pas tolérés, croit Mme Arbelot. 

«Quand on parle d'intimidation ou de gestes violents, les gens doivent comprendre que ce n'est pas anodin, et que même la police peut être appelée à intervenir. Ça peut aller très loin», constate-t-elle.

Déjà depuis quelques années, les élèves de sixième année de tout le territoire desservi par la Sécurité publique sont rencontrés par des policiers de Trois-Rivières afin de les sensibiliser aux conséquences de l'intimidation et des gestes de violence, non seulement pour la victime, mais aussi les risques auxquels s'expose l'intimidateur.

«Nous avons une dizaine de policiers qui ont été formés pour ça et qui vont à la rencontre des élèves de sixième année», mentionne Mme Arbelot.




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