Référendum demandé sur les jeux d'eau

Le candidat à la mairie de Trois-Rivières, Adis... (François Gervais)

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Le candidat à la mairie de Trois-Rivières, Adis Simidzija.

François Gervais

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(Trois-Rivières) Le candidat à la mairie de Trois-Rivières, Adis Simidzija, a lancé une pétition demandant un référendum concernant l'aménagement de fontaine/jeux d'eau devant l'Amphithéâtre Cogeco.

Il a affirmé lundi soir lors d'une manifestation tenue en marge de l'assemblée publique du conseil municipal que les Trifluviens n'ont pas pu se prononcer sur ce projet de 1,5 million $ qu'il qualifie d'inutile. Adis Simidzija a également affirmé que la vente du terrain de l'ancienne église Saint-Philippe «semble» cacher de la corruption. 

«Je considère que les jeux d'eau sont un fléau au niveau démocratique de la prise de décision», a lancé M. Simidzija lors de la petite manifestation.

«Il n'y a pas grand monde qui sait à quoi vont servir ces jeux d'eau, supposément pour embellir l'amphithéâtre ou soi-disant pour servir aux familles. Mais c'est difficile d'accès pour les familles.»

Une dizaine de personnes ont répondu à l'invitation de M. Simidzija le temps d'une courte manifestation avant de se rendre à la salle du conseil et d'assister à la séance publique. 

Adis Simidzija estime que la Ville devrait, plutôt qu'investir pour des jeux d'eau, soutenir financièrement le Musée québécois de culture populaire qui doit composer avec des coupes par Québec de 1,6 million $ par année.

«Le musée profite beaucoup plus aux familles de Trois-Rivières que des jeux d'eau qui seront un peu au milieu de nulle part, puisque c'est difficile d'accès», a ajouté le candidat à la mairie. 

Le projet de jeux d'eau n'a pas passé comme une lettre à la poste au conseil municipal. Rappelons que trois conseillers s'étaient opposés à l'aménagement de jeux d'eau sur l'esplanade de l'Amphithéâtre Cogeco. Il s'agit des conseillers Jean-François Aubin du district Marie-de-l'Incarnation, également candidat à la mairie, Pierre-Luc Fortin du district des Estacades et François Bélisle du district de Pointe-du-Lac. 

Le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, estime que les jeux d'eau sont des investissements nécessaires pour la population. Il soutient que ces infrastructures sont très populaires et amplement utilisées. Il soutient de plus qu'il est impossible pour une administration municipale de demander à la population de se prononcer sur tous les investissements en infrastructures, comme l'aménagement de jeux d'eau.

L'intégrité d'Yves Lévesque mise en doute

Le candidat Adis Simidzija est également revenu sur la vente du terrain de l'ancienne église Saint-Philippe à l'entreprise Olymbec - le maire a confirmé cette information - pour qu'elle y construise une vingtaine de condos. Il s'agit d'investissements de plusieurs millions de dollars, mais pour M. Simidzija le quartier a besoin d'autres types d'habitation. 

«Ça ne serait pas plus utile de construire des logements sociaux, Trois-Rivières en a grandement besoin. Saint-Philippe est un quartier très pauvre, j'y suis allé à l'école et j'y ai fait mon enfance. Ce sont des décisions assez irrationnelles qui semblent cacher de la corruption. Et je ne me gêne pas pour le dire», a également ajouté Adis Simidzija. 

«Ça fait 20 ans que le maire Lévesque est à la tête de Trois-Rivières. Et on l'a vu, c'est toujours a posteriori qu'on juge les maires. On l'a vu à Laval, on l'a vu à Montréal. [...] Quand les gens sont trop longtemps au pouvoir, il y a des raisons de douter.» 

Lors de la période de questions des citoyens, le candidat à la mairie n'a pas répété ces propos tenus plus tôt dans la soirée. Il a toutefois demandé au maire si son administration rendait accessible toute l'information nécessaire au travail de la vérificatrice générale. Le maire a répondu qu'elle avait accès à toute l'information qu'elle souhaitait. Rapidement, le ton a toutefois monté entre les deux hommes.

Après l'Amphithéâtre Cogeco, la rue Henri-Audet

La rue qui mène à l'Amphithéâtre Cogeco changera de nom. Connue comme l'avenue des Draveurs depuis le développement de Trois-Rivières sur Saint-Laurent, cette rue sera renommée Henri-Audet en l'honneur du fondateur de l'entreprise Cogeco. 

Le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, avoue que ce changement de nom fait suite à une demande de l'entreprise qui commandite le nom de l'Amphithéâtre et qui célèbre cette année son 60e anniversaire. 

«On rend hommage à un grand personnage de Trois-Rivières», estime le maire Yves Lévesque. «Il a eu un rayonnement international, c'est tout à fait normal qu'on acquiesce à cette demande. C'est une entreprise de chez nous qui rayonne au niveau international et qui embauche 600 personnes à Trois-Rivières. Ils seront très contents qu'on rende hommage à leur patron qui a maintenu ici des emplois de qualité.»

Cogeco est de plus, juge le maire, un citoyen corporatif «exemplaire». «L'entreprise soutient depuis les 60 dernières années une centaine d'organismes à Trois-Rivières», note le maire en ajoutant qu'Henri Audet est un des fondateurs de l'Université du Québec à Trois-Rivières. 

Par ailleurs, Cogeco commandite le nom de l'Amphithéâtre à la hauteur de 250 000 $ par année. 

Henri Audet est un ingénieur pionnier de la télévision au Canada. L'homme est décédé en 2012 après une brillante carrière. 

L'avenue des Draveurs demeurera dans la toponymie de Trois-Rivières. La Ville entend nommer ainsi la petite rue qui relie le musée Boréalis à la future rue Henri-Audet.




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