Trois-Rivières est-elle une ville intelligente?

C'est à Trois-Rivières et Gatineau que la plus...

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C'est à Trois-Rivières et Gatineau que la plus grande proportion de citoyens, soit 78 %, pensent que leur ville n'est pas suffisamment intelligente.

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) C'est à Trois-Rivières et Gatineau que la plus grande proportion de citoyens, soit 78 %, pensent que leur ville n'est pas suffisamment intelligente.

C'est ce que révèle la première édition du Baromètre OVH sur les villes intelligentes, réalisée du 13 au 20 décembre 2016 par CROP auprès des citoyens de la ville de Montréal, de sa grande région, de Québec, Saguenay, Sherbrooke, Gatineau et Trois-Rivières.

«La notion de ville intelligente est relativement nouvelle», explique Cédric Combey, vice-président, ventes et marketing chez OVH Canada, un chef de file mondial de l'infonuagique et des infrastructures Internet.

«Avec ce classement, nous avons désormais une référence pour suivre l'évolution de la performance des villes au cours des prochaines années, ce qui sera d'autant plus intéressant que l'avènement de la ville intelligente aura de nombreuses répercussions sur notre façon de vivre et d'évoluer en milieu urbain», renchérit-il.

Selon lui, à travers le concept de ville intelligente, l'idée sera d'utiliser les technologies de l'information et de la communication pour répondre aux enjeux économiques, sociaux et environnementaux de notre siècle.

Le Baromètre OVH révèle également que la vaste majorité des Québécois urbains (89 %) trouve important que les villes développent des stratégies pour devenir intelligentes. Le résultat est identique pour la région métropolitaine de recensement de Trois-Rivières. Si 44 % des Montréalais trouvent que de telles stratégies sont «très importantes», ce taux n'est toutefois que de 26 % dans l'agglomération trifluvienne.

Toutefois, celle-ci se distingue quant au niveau de satisfaction des citoyens envers l'intelligence du développement urbain. En effet, le taux de 59 % est bien au-delà de la moyenne des villes concernées par l'étude, qui se situe plutôt à 38 %. Et les citoyens trifluviens, à raison de 47 %, sont les plus satisfaits au Québec de l'intelligence dont font preuve leurs services de sécurité.

Selon 41 % des Québécois urbains, les villes devraient chercher à être plus intelligentes pour développer une économie prospère qui mise sur l'innovation collaborative, les technologies de pointe, l'audace et la créativité de ses citoyens.

Cette réponse devance de loin la deuxième motivation, soit celle d'améliorer l'efficacité des services publics (26 %). La moyenne provinciale reflète passablement les résultats de ces deux grandes raisons à Trois-Rivières (39 % et 25 %).

La Baromètre OVH révèle également que si les villes veulent répondre aux attentes de leurs citoyens, elles doivent s'attaquer à trois secteurs prioritaires dont, en tout premier lieu, à l'utilisation d'applications et d'outils numériques pour gérer le transport, la sécurité, l'eau et les infrastructures (24 %). Suivent la communication en temps réel avec les citoyens et le développement de leurs propres technologies, au service des citoyens, adaptées à leurs besoins (22 %).

Si Trois-Rivières partage la première et troisième priorité, la seconde n'obtient que 13 %. On croit plutôt qu'une ville devrait soutenir les jeunes entreprises dans le secteur des technologies et ce, dans une proportion inégalée de 20 %.

Les citoyens ont aussi donné leur avis sur les applications et systèmes concrets qu'ils apprécieraient le plus voir mis en place par les villes. Ce qui ressort le plus fortement, c'est une application permettant de signaler les problèmes à la ville. Encore là, à Trois-Rivières, le taux de 50 % est le plus fort de l'ensemble des villes sondées alors que la moyenne provinciale est de 43 %.

Arrivent ensuite dans l'ordre les souhaits exprimés par les répondants au niveau provincial: un système intelligent de transport en commun permettant, grâce à une application, de connaître en temps réel l'état du service et la position des autobus, trains ou métros (35 %), un système intelligent de gestion de la circulation routière (32 %), une application permettant de communiquer en situation d'urgence en temps réel (26 %) et une application répertoriant les zones Wi-Fi gratuites (22 %).

«Aujourd'hui, de plus en plus de gens s'attendent à ce que l'information relative à leurs besoins et à leurs attentes, par exemple lorsqu'ils planifient un déplacement, soit disponible instantanément. Le Baromètre regorge d'ailleurs de précieuses suggestions à cet égard à l'intention des municipalités», ajoute M. Combey.

Finalement, OVH a voulu profiter de ce premier exercice pour valider les habitudes d'utilisation de technologies intelligentes des Québécois. Selon le Baromètre, 95 % des Québécois utilisent quelques fois par semaine ou plus souvent des courriels électroniques, des réseaux sociaux (79 %), l'hébergement de fichiers en infonuagique (45 %) et des sites d'achat en ligne (36 %). Ils se sentent également mieux équipés en outils numériques à la maison qu'au travail, pour 44 % d'entre eux.

«L'usage de technologies intelligentes est bien ancré chez les Québécois. Si les villes améliorent leur offre intelligente, les Québécois répondront présents», conclut M. Combey.




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