Sylvie Tardif: «On ne laissera pas le district libre»

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(Trois-Rivières) À peine la candidature de Jean-François Aubin a-t-elle été officialisée dans la course à la mairie de Trois-Rivières que déjà, son entourage est au travail afin de trouver une relève pour présenter un candidat qui pourrait lui succéder dans le district Marie-de-l'Incarnation, le 5 novembre prochain.

L'ancienne conseillère du district, Sylvie Tardif, siège d'ailleurs sur un comité mandaté pour trouver la perle rare qui, semble-t-il, ne devrait pas être si difficile à dénicher.

«On est déjà en négociation avec certaines personnes de grande qualité, ça discute fort», indique Mme Tardif, qui reconnaît qu'une candidature, à l'heure actuelle, semble se démarquer davantage, sans toutefois vouloir divulguer publiquement plus de détails.

Mais une chose est certaine, l'ancienne conseillère et candidate défaite à la mairie en 2013 souhaite une relève «de la qualité de Jean-François Aubin»... quitte à elle-même refaire le saut en politique si les candidats potentiels devaient décider de ne pas se présenter.

«On ne laissera pas le district libre. En dernier recours, j'y retournerai, mais ça demeure notre dernière option. On a une belle liste de candidatures et je suis confiante qu'on va pouvoir présenter un excellent candidat», confie Mme Tardif, consciente que d'autres clans n'hésiteront pas à présenter eux aussi des candidats pour prendre la place laissée vacante par le conseiller Aubin. 

Selon Sylvie Tardif, le comité a déjà établi plusieurs critères estimés comme incontournables pour le prochain candidat au poste de conseiller municipal. 

Elle croit essentiel que le candidat soit un citoyen du district, mais qu'il soit aussi sensibilisé aux enjeux de la mixité sociale, dans ce quartier qui rassemble autant des secteurs aisés que des secteurs en situation de pauvreté. 

Par ailleurs, le redécoupage de la nouvelle carte électorale voudra dire, pour Marie-de-l'Incarnation, que le district s'étendra désormais jusqu'à la rue des Forges et englobera donc une grande partie de la zone commerciale du centre-ville.

«Ça va être tout un défi pour le prochain conseiller, parce qu'il y aura de toutes les réalités. Mais on ne peut pas passer à côté du milieu communautaire et il faudra que la personne ait une préoccupation pour ça», reconnaît-elle. 

Selon Sylvie Tardif, il importe qu'une personne sensibilisée à la réalité des personnes en situation de pauvreté soit autour de la table du conseil. 

«Les conseillers sont tous et toutes de bonnes personnes, avec chacun leurs préoccupations et leurs dossiers. Quand j'amenais des dossiers de pauvreté sociale autour de la table, il y avait toujours beaucoup d'ouverture et mes collègues acceptaient d'en discuter. Mais il faut que quelqu'un amène ces dossiers-là si on espère qu'ils soient discutés», mentionne Mme Tardif.

En ce qui concerne la candidature de Jean-François Aubin à la mairie, Sylvie Tardif ne cache pas qu'elle appuie celui qu'elle considère comme son meilleur ami, mais ne s'impliquera pas dans son équipe électorale.

«Je préfère me concentrer sur le district et les besoins des citoyens. Jean-François est mon ami depuis 35 ans. S'il a besoin de parler, de décompresser, je serai toujours là pour lui, surtout que je suis passée par là moi aussi. Mais je ne ferai pas partie de son équipe électorale. Je vais travailler pour le district avant tout», confie-t-elle.

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