Corporation des événements: encore plus d'argent malgré des surplus?

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La Corporation des événements, qui gère notamment les opérations de l'Amphithéâtre Cogeco, pourrait obtenir plus d'argent de la Ville de Trois-Rivières malgré un important surplus l'an dernier. On voit sur la photo, une répétition du spectacle Tout écartillé du Cirque du Soleil.

La Presse

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(Trois-Rivières) Le conseil municipal de Trois-Rivières doit-il augmenter le budget d'une corporation paramunicipale qui a pourtant dégagé d'importants surplus budgétaires durant son année financière?

C'est la question qui a été soulevée lundi, alors que le conseil municipal devait entériner une résolution augmentant de 45 000 $ le budget annuel de la Corporation des événements qui, a-t-on appris lundi soir, a dégagé des surplus de l'ordre de 377 800 $ l'an dernier. 

N'ayant pas de réponse assez satisfaisante pour justifier le tout, et en l'absence du maire Yves Lévesque qui aurait pu apporter des réponses, le conseil municipal a décidé, en séance de travail, de retirer la résolution de l'ordre du jour et de reporter le vote à une date ultérieure, selon le conseiller de Marie-de-l'Incarnation, Jean-François Aubin.

Rappelons que la portion du budget de la Corporation des événements versée par la Ville est de 1 410 000 $. La résolution qui devait être votée lundi soir devait faire passer à 1 455 000 $ les frais de gestion pour l'année à venir, soit une augmentation de 45 000 $. Une augmentation justifiée par le développement de la portion cabaret de l'Amphithéâtre Cogeco, mais aussi par des ajustements salariaux, affirme M. Aubin.

Toutefois, les conseillers ont aussi appris durant la séance de travail qui précède l'assemblée publique que le surplus accumulé de l'organisme paramunicipal s'élevait à près de 378 000 $. 

«La question à se poser est pourquoi on donnerait 45 000 $ de plus alors qu'il y a un surplus majeur. Personne n'avait d'autre information là-dessus. Peut-être que monsieur le maire le sait et que ce n'est pas sorti. Les gens, majoritairement, ont préféré retirer le point parce qu'on ne savait pas comment justifier ça. Quand on aura toute l'information, on reprendra le vote», a expliqué M. Aubin.

Ce dernier s'est d'ailleurs dit préoccupé par la transparence en ce qui concerne la situation financière des corporations paramunicipales et entend ramener ce point à l'ordre du jour des discussions après les Fêtes.

«Ça m'a fait me rendre compte d'une chose. On ne reçoit pas les états financiers vérifiés de la Corporation des événements. Ce n'est pas public. Et même nous, les élus, on ne les a pas. Il existe d'autres corporations paramunicipales qui nous les présentent au complet, même s'ils ne sont pas tenus de le faire. Je pense que toutes les corporations devraient être tenues de le faire. Ce sont toutes des corporations où la majorité de l'argent vient de la Ville. C'est de l'argent public. Ce serait normal que ces documents-là soient publics. Au moins qu'on ait les états financiers à chaque année», estime Jean-François Aubin.

Le conseiller municipal qui, rappelons-le, est en réflexion quant à une éventuelle candidature à la mairie, signale qu'il se peut fort bien que le surplus accumulé ait été prévu pour un projet ou un autre, mais qu'en l'absence de réponses claires, le conseil ne pouvait tout simplement pas aller de l'avant avec un vote sur ce point. 

«Comment justifier le budget de tout ça si on n'a pas le portrait global? Comment juger de ça quand on voit presque 378 000 $ de surplus et qu'on ne sait pas si ça a un but quelconque, ce surplus-là? Ça peut arriver qu'on ait un but avec les surplus, qu'on prévoit de construire quelque chose. De toute façon, ce n'est pas la Corporation qui construit, c'est la Ville. Quand on nous demande de l'argent de plus, il faudrait savoir dans quel cadre financier ça se situe», ajoute Jean-François Aubin.

En conférence de presse, avant la séance publique, le maire suppléant René Goyette a indiqué que le point avait été retiré en attendant d'avoir plus de précisions sur le 45 000 $. «Ça va revenir à la prochaine séance du conseil», a-t-il simplement précisé.

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