Fluoration: des citoyens réclament le droit de choisir

La fluoration de l'eau potable ne fait pas... (Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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La fluoration de l'eau potable ne fait pas l'unanimité.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) Le dossier de la fluoration de l'eau potable a de nouveau fait grand bruit au conseil municipal de Trois-Rivières, lors de la séance régulière lundi soir.

Deux interventions de la part de citoyens ont forcé le maire Yves Lévesque à devoir de nouveau justifier la position adoptée par la Ville, soit d'aller de l'avant avec la fluoration de l'eau potable.

D'abord, une jeune mère de famille, Valérie Martin, a souhaité interpeller le conseil en leur demandant d'oublier tous les arguments qui, jusqu'ici, ont été amenés sur la place publique, mais de s'en tenir uniquement à la question du droit de choisir.

«La carie dentaire est considérée comme une maladie. Dans notre société, nous avons le droit de choisir de se faire traiter ou non pour une maladie. C'est un droit fondamental dans une société démocratique», a-t-elle fait savoir.

Elle a d'ailleurs rappelé qu'une personne atteinte du cancer avait le droit de ne pas vouloir suivre un traitement de chimiothérapie, ou encore qu'une personne ayant des problèmes de dos pouvait opter pour un traitement de chiropractie plutôt que pour des antidouleurs.

Le maire Yves Lévesque a répété que le conseil avait eu une décision à prendre, et que devant cette décision, les deux discours avaient été entendus.

Toutefois, dans un vote de neuf voix contre sept, le conseil avait choisi de se ranger derrière la recommandation de la Santé publique, qui suggérait d'aller de l'avant avec la fluoration. Il a cependant coupé court à ses explications lorsque des personnes dans l'audience ont souhaité insister sur le fait que le débat portait sur le libre choix des individus.

De son côté, Christian Linard, biochimiste et professeur à l'UQTR, a rappelé que plus de 30 % de la population était susceptible d'être atteinte de diabète. Les personnes atteintes de cette maladie sont appelée à s'hydrater davantage qu'une personne non atteinte, et que la quantité d'eau absorbée par cette personne pouvait entraîner un apport en fluor qui dépasserait les normes acceptables.

Le maire a pour sa part rappelé que beaucoup de ces arguments avaient été entendus en commission parlementaire sur la fluoration de l'eau potable, mais que le ministère de la Santé avait tout de même décidé d'aller de l'avant avec une recommandation positive.

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