Impact des tarifs des loisirs: aucune donnée concrète

Mario Lamontagne... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Mario Lamontagne

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Si des propriétaires de boutiques ou de restaurants craignent les impacts négatifs de la nouvelle tarification des loisirs imposée aux non-résidents, ils n'en ont pas avisé les représentants de la Chambre de commerce et d'industrie de Shawinigan.

Voilà pourquoi le président de cet organisme, Mario Lamontagne, ne sait pas trop quoi penser de la sortie de René Lecours, lors de l'assemblée publique de mardi soir à l'hôtel de ville.

Rappelons que le propriétaire de Hockey Lemay et de la Cordonnerie Lemay a sensibilisé les élus aux échos qu'il entend sur les impacts de la nouvelle politique de tarification. Selon lui, faire passer les frais de non-résidents de 400 $ à 800 $ par enfant au hockey mineur soustraira des familles de l'extérieur des arénas et par ricochet, des commerces de Shawinigan.

M. Lamontagne comprend le message, mais dans son esprit, il s'agit d'un cas isolé.

«J'ai de la misère à faire une déclaration sans avoir des chiffres», explique-t-il. «Des commerçants peuvent avoir une perception que ça aura un impact. Mais moi, tout ce que j'ai pour le moment, c'est une sortie d'un commerçant.»

«Je comprends sa réaction si lui ressent des impacts», ajoute M. Lamontagne. «Mais je ne peux rien confirmer ou infirmer parce que je n'ai pas de chiffres. Je n'ai pas eu d'appels non plus, à la Chambre, pour nous demander un appui dans ce dossier. Je reste donc prudent.»

M. Lamontagne se souvient que son ex-directeur général, Martin St-Pierre, s'était associé au député Pierre Giguère pour tenter de rapprocher la Ville de Shawinigan et les dix municipalités impliquées dans cette négociation, à l'automne 2015. Il reconnaît qu'à ce moment, la CCIS détectait une certaine inquiétude.

«Mais présentement, je n'ai pas de statistiques, de confirmations», répète-t-il. «Si j'avais une dizaine de commerçants autour d'un aréna qui me disaient qu'ils ne vendent plus de café le samedi matin... Mais je n'ai pas cette donnée de la bouche des commerçants.»

Rentrée décalée

Par ailleurs, la rentrée 2017-2018 de la CCIS est décalée de quelques semaines en raison du départ du directeur général. Le processus pour lui trouver un successeur ne sera finalement pas complété avant la fin du mois.

«Nous avons reçu plus de 20 CV», précise M. Lamontagne. «Nous avons eu d'agréables surprises. Nous souhaitions d'abord que le 15 septembre, le processus soit terminé. Mais comme nous avons reçu plus de candidatures que nous pensions, ça ira probablement à la fin septembre, vers une annonce au début octobre.»

Le cocktail de la rentrée, qui se déroule habituellement ces jours-ci, est ainsi reporté de quelques semaines. 

Malgré ce contretemps, le président de la CCIS assure que les membres prendront bientôt connaissance d'un calendrier bien rempli pour la prochaine saison.




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