Nouveau contrat de travail avec les cols bleus

La nouvelle convention collective entre la Ville de... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

Agrandir

La nouvelle convention collective entre la Ville de Shawinigan et ses cols bleus a été signée mardi matin, à l'hôtel de ville. De gauche à droite: Me Yves Vincent (greffier), Alain Thiffault (président du Syndicat des cols bleus de la nouvelle Ville de Shawinigan - CSN), Michel Angers (maire) et François Legault (vice-président du syndicat).

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Les élus de Shawinigan n'auront pas les cols bleus dans les pattes lors de la prochaine campagne électorale cet automne, puisque la Ville en est venue à une entente de cinq ans avec ce groupe représentant environ 130 employés municipaux.

Une résolution confirmant cette conclusion a été adoptée en assemblée publique extraordinaire, lundi en fin d'après-midi et les détails ont été livrés lors de la séance de signatures de l'imposant document, mardi matin.

Le premier élément qui saute aux yeux concerne le changement du cadre de référence du volet salarial. Tandis que les élus et les autres associations d'employés municipaux avaient tous accepté un gel de salaire en 2015 jusqu'ici, les cols bleus sont parvenus à arracher une hausse de 2 %. En retour par contre, ils ont accepté de créer de nouveaux horaires de travail qui permettront de réduire le temps supplémentaire.

Autant le maire, Michel Angers que le président du syndicat des cols bleus de la nouvelle Ville de Shawinigan (CSN), Alain Thiffault, ont beaucoup insisté sur l'importance de cet élément pour en arriver à un règlement, après deux ans et demi de négociation.

De novembre à avril, une nouvelle équipe de syndiqués travaillera du vendredi au dimanche, sur des quarts de 12 heures. Ainsi, par exemple, les opérations de déneigement pourront être effectuées dans les secteurs concernés sans que la Ville doive payer du temps supplémentaire la fin de semaine.

Puis, pendant la période estivale, un quart de travail de soir sera créé, de 15 h 30 à 23 h 30. L'horaire de jour, qui pouvait changer d'une saison à l'autre, sera dorénavant maintenu à l'année. Ce quart de travail couvrira la période entre 7 h 30 et 15 h 30.

La Ville n'a pas voulu quantifier l'économie prévue en temps supplémentaire, mais elle doit être substantielle car cette ouverture syndicale lui a permis de briser le cadre du gel salarial de 2015 accepté par tous les employés jusqu'ici.

Les cols bleus obtiennent ainsi une hausse de 2 % par année du 1er janvier 2015 au 31 décembre 2019. Pour les deux dernières années du contrat, il s'agit d'un minimum, puisque l'entente prévoit une augmentation basée sur l'indice des prix à la consommation, avec un plancher de 2 %.

M. Thiffault assure que ces nouveaux horaires de travail ne sont pas passés comme une lettre à la poste en assemblée générale.

«Ça n'a pas été bien reçu», convient-il. «Mais il faut voir les choses différemment. Il y avait une pression sur le temps supplémentaire, parce qu'il s'en faisait beaucoup. Quand on négocie une convention collective, il faut aménager des choses. On change l'histoire. La Ville a trouvé son parti, nous aussi. On veut que ça fonctionne.»

M. Angers ne cache pas que la réduction du temps supplémentaire et la flexibilité du personnel constituaient des enjeux incontournables de cette négociation.

«Plutôt qu'attendre, essayer d'éviter du temps supplémentaire, les gens seront déjà sur place», se réjouit-il. «Nous augmenterons la qualité du service aux citoyens.»

«En termes de réduction de temps supplémentaire, la partie syndicale a excédé largement 2 %», assure le maire. «C'est la raison pour laquelle en 2015, ils ont obtenu 2 % alors que pour les pompiers et les cadres, ça a été signé à 0 %.»

M. Angers n'a pas trop voulu s'étendre sur la réaction des autres groupes d'employés à ce 2 % pour 2015, surtout que le syndicat des cols blancs négocie toujours son renouvellement de convention collective. 

Les plaintes du dernier hiver n'ont pas joué dans cette demande, précise le maire, puisque les deux parties en étaient venues à une entente de principe le... 15 novembre dernier. Les syndiqués avaient accepté la proposition dans une proportion de 90 %. La rédaction des textes a donc pris plus de six mois.

Sur les 130 membres, le syndicat compte 96 permanents. La dernière négociation a également permis de faire passer le plancher d'emplois de 88 à 96 travailleurs.

En ce qui concerne le régime de retraite, les parties ont négocié les paramètres pour se conformer à la Loi 15. Cela implique notamment qu'employeur et syndiqués contribueront à la caisse à parts égales. 

De plus, les syndiqués devront dorénavant être âgés d'au moins 60 ans avant de bénéficier de leur pleine retraite alors qu'auparavant, ils pouvaient s'en prévaloir lorsque l'addition de leur ancienneté et de leur âge totalisait 85 ans.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer