Eau potable à Shawinigan: des millions $ sauvés

Premiers coups de pelle symboliques pour lancer officiellement... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

Agrandir

Premiers coups de pelle symboliques pour lancer officiellement les travaux de l'usine de traitement du lac des Piles, lundi matin à Sainte-Flore. De gauche à droite: Michel Angers (maire de Shawinigan), Julie Boulet (députée de Laviolette et ministre responsable de la Mauricie) et François Massicotte (adjoint de circonscription du député fédéral de Saint-Maurice - Champlain, François-Philippe Champagne).

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Le lancement officiel des travaux de l'usine de traitement d'eau potable du lac des Piles, lundi matin dans le quartier Sainte-Flore, a servi de tribune à la ministre régionale pour reconnaître les mérites du maire de Shawinigan, Michel Angers, qui a réussi à convaincre le gouvernement du Québec de conserver les sources d'approvisionnement actuelles.

La mise aux normes des infrastructures d'eau potable... (Photo: Sylvain Mayer Le Nouvelliste) - image 1.0

Agrandir

La mise aux normes des infrastructures d'eau potable devait entraîner un investissement de 64 millions $, subventionné à 75 % par Québec et par Ottawa.

Photo: Sylvain Mayer Le Nouvelliste

Rappelons que pour que la Ville se conforme au Règlement sur la qualité de l'eau adopté en 2001 à la suite de la tragédie de Walkerton, les premières recommandations du ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques orientaient Shawinigan vers la rivière Saint-Maurice pour sécuriser sa consommation. Le gouvernement estimait qu'à long terme, les lacs à la Pêche et des Piles ne rencontreraient plus les normes de captage.

En 2009, la ministre régionale s'impatientait en constatant que la Ville souhaitait que le gouvernement bonifie l'aide financière prévue pour s'approvisionner dans la rivière Saint-Maurice. Qui aurait dit que huit ans plus tard, Julie Boulet célébrerait le début des travaux de ces infrastructures tout près du lac des Piles?

Lors de son allocution lundi matin, la députée de Laviolette a rendu à César ce qui appartenait à César.

«Ce projet, c'est la bataille et la grande victoire d'un homme», souligne-t-elle. «Si Michel Angers n'avait pas cru, ne s'était pas battu pour ce projet... Ça fait des années que ça dure. On a vu des ministres des Affaires municipales, des ministres de l'Environnement, on a eu plusieurs rencontres, mais Michel avait son idée en tête. 

Il y a eu des adaptations, des modulations, l'Environnement a demandé des exigences, mais je peux vous dire que le projet, en bout de ligne, est celui que Michel Angers, comme maire, a porté depuis le début.»

Un peu en retrait, le député de Saint-Maurice, Pierre Giguère, a vécu de très près le nouveau pas donné à ce dossier à compter de 2009, puisqu'il avait alors été élu conseiller municipal du district Val-Mauricie.

«Nous avions sur la table un projet beaucoup plus dispendieux», rappelle-t-il. «Nous avions choisi de demander de garder nos deux sources d'approvisionnement, si c'était possible. On s'est battu jusqu'à ce que ce soit accepté. Aujourd'hui, je suis content parce qu'on réalise que nous avions pris la bonne décision. Le projet pourrait coûter moins de 64 millions $, comparativement à 120 ou 130 millions $ (pour le scénario de la rivière Saint-Maurice).»

Tout comme le gouvernement fédéral, Québec a promis une subvention maximale de 24 millions $ pour l'ensemble du projet. À l'attribution des contrats, la Ville calcule qu'elle pourrait réaliser des économies de six à sept millions $ sur la somme prévue de 64 millions $. L'aide financière sera modulée en conséquence, avec toujours l'assurance que Québec et Ottawa épongeront 75 % de la facture.

«C'est un des plus gros projets de mise à niveau au Québec», rappelle Mme Boulet. «C'est incontournable, indispensable pour la santé publique des citoyens.»

Long chantier

La cérémonie de lundi marquait le lancement officiel des travaux de construction de l'usine de traitement du lac des Piles, un contrat de 6,9 millions $ accordé à Allen entrepreneur général en avril. Au début du mois, la même entreprise obtenait le mandat pour la construction de l'usine du lac à la Pêche, pour un montant de 31,2 millions $.

Le maire explique pourquoi il existe une telle différence entre les deux contrats.

«Au lac des Piles, nous avons un système de double désinfection parce que cette eau fait partie des plus claires du Québec», mentionne-t-il. «Cette eau exceptionnelle nous permet d'avoir un traitement un peu plus léger, ce qui a évidemment un impact direct sur les coûts.»

M. Angers rappelle que le vaste chantier de mise aux normes des infrastructures d'eau potable a débuté l'an dernier, avec le bouclage du réseau par le rang Saint-Mathieu pour relier les secteurs Lac-à-la-Tortue et Saint-Georges, qui seront desservis par le lac à la Pêche à compter de septembre. 

Au coin de la 10e Avenue et de la 25e Rue, la capacité du réservoir doublera, passant de 3000 à 6000 mètres cubes. La construction de la station de traitement du lac à la Pêche devrait débuter dans environ un mois, dans le secteur Saint-Gérard-des-Laurentides.

La Ville prévoit que cet imposant chantier sera terminé quelque part en 2019.

«Nous sommes la dernière ville, au Québec, à mettre son système d'eau aux normes», rappelle M. Angers. «Une quarantaine de villes l'ont fait depuis 2002.»

Le maire reconnaît que ce projet occupera toujours une place spéciale dans sa carrière politique.

«En termes de gain pour la population, ce projet est en haut de la liste, mais il y en a un autre qui s'en vient avec l'assainissement des eaux au lac à la Tortue.»




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer